« La Main de la Semaine » est une rubrique stratégique qui reprend chaque semaine une situation jouée par les participants d’un grand tournoi sur bwin.fr. Tous les vendredis, vous pourrez commenter une main sur notre page Facebook. Et chaque jeudi de la semaine suivante, une analyse non-exhaustive sera donnée ainsi que la fin du coup.

Si vous ne comprenez pas certains termes, n’hésitez pas à consulter la page Dictionnaire du blog !

Analyse Main #22 : Brelan d'As floppé

Voici l’analyse que nous vous proposons pour la main de la semaine précédente. Bien sûr, il n’existe jamais une seule bonne réponse à une main de poker. Vous trouverez dans cette analyse quelques points de réflexions qui peuvent de manière générale aider à prendre une bonne décision.

Merci à nos Fans Facebook d’avoir pris part à la discussion avec beaucoup de passion ! S'il y a un mot ou une expression que vous ne comprenez pas, n'hésitez pas à consulter le dictionnaire!

On dit souvent que le brelan d’As est le brelan le plus difficile à jouer. En effet, lorsque vous trouver votre set, vous êtes généralement nuts. S’il est vrai qu’on perdra très rarement le coup au final, le but est bien de prendre un maximum de value. Mais ce n’est pas chose si évidente, puisqu’avec deux As en main et un autre au tableau, il est probable que l’adversaire soit sur la défensive !

Rappel de la situation : il s’agit d’un 50€ deepstack Live joué par moi-même à Vienne. Il reste une soixantaine de joueurs, seule la Table Finale est payée, est les blinds sont de 1,800 – 3,600 antes 500. Le chipleader de la table avec 120k limp, imité par 4 autres joueurs. Votre héros trouve une magnifique paire d’As en Big Blind, et relance à 25k (avec un tapis de 90k). Seul le chipleader paie. Le flop A♥9♣2♠ est checkée, comment procéder sur la turn 4♥ ?

Grosse relance préflop : bien sûr, il est hors de question de checker sa grosse blind pour piéger. En effet, il y a beaucoup trop de joueurs dans le coup, et il serait dangereux pour notre paire d’As de voir un flop. De plus, les adversaires étant loose-passifs, il est probable que l’un voire plusieurs d’entre eux paient quand même une forte relance, comme cela s’est passé. Pourquoi relancer de 25k ? Dans une telle situation, je compte le montant de ma relance standard (2,5 BB, soit 9000 jetons), et y additionne les jetons investis par les autres limpers (9,000 + 5x3,600). Cela nous donne donc 27,000. Mais il y a une autre donnée à prendre en compte : mon tapis par rapport au pot. Celui-ci fait environ 20,000 (sans ma BB), et j’ai 90,000. Mon but est donc d’investir un certain nombre de jetons qui aura pour but de me laisser un peu moins d’un « bet-pot » au flop en faisant tapis. Si je relance à 25k et que je suis payé une fois (comme ce sera souvent le cas quand mes adversaires ne passeront pas tous), le pot fera 69,000 et j’aurai 65,000 de tapis ; c’est parfait compte tenu du plan (qui est de faire tapis quel que soit le flop).

Slowplay au flop : oups, on est directement max au flop et il n’y a aucun tirage possible. Il semblerait qu’il faille changer de plan. Ici, je sais que si mon adversaire a un As, il ne lâchera pas quoiqu’il arrive et les tapis partiront au milieu, de même s’il a lui aussi floppé un brelan. Par contre, selon le profil du joueur, il aura très souvent des broadways de type JT, QT, KJ, QJ, etc. Ce flop ne l’améliore pas du tout, son seul moyen de remporter le coup est de bluffer, et c’est une arme dont il aime vraisemblablement abuser. Enfin, checker sur ce flop fait que l’on représente une grosse paire de type KK, QQ, effrayée par ce flop comportant un As.

Checker ou miser la turn ? Voilà la question qui me trottait dans la tête. Dans une situation normale, c’est-à-dire avec plus de profondeur, j’aurais tout le temps misé la turn. En effet, j’ai un monstre avec lequel j’aimerai prendre deux streets de value, je miserais donc turn et river. Mais ici, la taille de mon tapis par rapport au pot m’indique que je n’ai le droit qu’à une seule mise, et à tapis (miser tout autre montant ne changerait pas grand-chose, l’adversaire comprendrait qu’en payant il jouerait pour mon tapis entier). Comme au flop, s’il a un As, les tapis partiront turn ou river. Si je check les 3 streets, il devrait miser pour value avec son As, surtout connaissant cet adversaire. Mais s’il a une main broadway, comme je le pensais à ce moment-là, la carte 4♥ ne l’améliore pas du tout. Si la turn était un Roi, j’aurais été plus enclin à miser. Pour moi, je ne crains ici qu’une broadway suited à cœur. Si c’est effectivement le cas, mon adversaire n’a alors que 14% de chance environ d’améliorer (7 outs, puisque le 9♥ et le 2♥ me feraient full). Mon plan est donc de checker pour continuer à représenter une paire moyenne, et de check-call toutes les river. Bien sûr, j’espérais que mon adversaire ferait tapis dès la turn en pur bluff.

River 7♥. J’ai donc checké la turn, et mon adversaire a fait de même après une longue hésitation (il s’est emparé de tous ses jetons de 5,000, s’apprêtant à faire tapis, puis s’est finalement ravisé). Cela me confortait donc dans mon read. Le 7♥ à la river est évidemment l’une des pires cartes pour moi, comme les autres cœurs, puisqu’elle améliore les seules mains probables qui peuvent me battre. Mais cela reste un pourcentage faible, et je pense que l’adversaire bluffera plus souvent qu’il ne touchera une flush runner runner.

Fidèle au plan, je check cette river. Mon adversaire mise 60,000 que je paie instantanément, et il retourne K♥J♥ pour la flush runner-runner. Je perdais mes 5,000 restants ainsi que mon tournoi la main d’après…

Que faut-il retenir ? Que le slowplay c’est mal ? Non, en tous cas pas toujours. A la turn, il y avait 14% de chance que notre adversaire améliore avec un hypothétique jeu à cœur. C’est rentré, ce n’est pas de chance. Cela dit, se protéger dès la turn était aussi une solution. Pour en avoir parlé avec d’autres joueurs dont certains professionnels, il relève que cette décision dépend aussi de nos objectifs. Le pot est déjà très gros, le prendre maintenant nous assurerait le chiplead de la table. Aussi, prendre 60,000 de plus nous propulserait à la tête du tournoi, et peut-être même nous assurerait une place en table finale. A postériori, je pense que prendre ce risque à 60 joueurs restants dans un tournoi où la structure va s’accélérer n’est pas une mauvaise chose ; même si évidemment je me maudissais de ne pas avoir misé turn après coup…

Merci à tous nos Fans Facebook pour avoir essayé de m’aider :) . Chapeau à l’analyse complète et juste de notre fan Anthony Blondeau ! Bien sûr, pour d’eventuelles questions / commentaires, l’analyse continue sur notre page Facebook !

Main #22 : Brelan d'As floppé

« La Main de la Semaine » est une rubrique stratégique qui reprend chaque semaine une situation jouée par les participants d’un grand tournoi sur bwin.fr. Tous les vendredis, vous pourrez commenter cette main sur notre page Facebook. Et chaque jeudi de la semaine suivante, une analyse non-exhaustive sera donnée ainsi que la fin du coup.

Si vous ne comprenez pas certains termes, n’hésitez pas à consulter la page Dictionnaire du blog !

Tournoi : cette semaine, il s’agit d’une main un peu particulière. En effet, ce coup a été joué par votre blogueur préféré, alias moi-même, lors d’un 50€ deepstack en Autriche (juste après la Table Finale du World Poker Tour). Car, oui, sachez-le, j’ai découvert en Autriche une forme de tournoi qui n’existe malheureusement pas en France : des deepstack à petit buy-in. Ce deepstack-là proposait 30,000 jetons de départ et exactement la même structure que lors du WPT ! A ceci près que les blinds augmentaient toutes les 15 minutes… Mais il s’agissait d’un très beau tournoi rapport qualité/prix, à bon entendeur.

Lors de ce coup, il ne reste qu’une soixantaine de joueurs alors qu’il y avait 96 inscrits. Seule la Table Finale récompensera les survivants.

Blinds : 1,800 – 3,600, antes 500

Situation : nous sommes 9 à la table, et le joueur UTG limp. Il est le chipleader avec plus de 120,000, et a remporté plusieurs coups de façons plutôt étranges, tantôt en montrant un gros bluff, ou en payant avec top paire jusqu’au bout pour trouver une miraculeuse double paire river. Il a limpé plusieurs fois et payé des relances avec des mains de type Broadway, petites paires, As suited, etc.

Quatre autres joueurs limp derrière lui, avec le même profil loose passif. Je suis donc en Big Blind avec le deuxième tapis de la Table (90,000 jetons) avec une image plutôt loose agressive. J’ai la joie de trouver :

Cartes privatives : A♦A♣

Un spot plutôt alléchant. J’empile donc quelques jetons de 5,000, et envoie une relance à 25,000 environ. Seul le joueur UTG paie.

Flop : A♥9♣2♠. Pot = 69,400.

Il me reste 65,000 environ, et je décide de checker. Mon adversaire tâte ses jetons, et check finalement.

Turn : 4♥. Pot = 69,400

Que décidez-vous de faire ici ? Miser ou checker ? Si vous checkez, que faites-vous sur la river 7♥ ? Répondez sur notre page Facebook !


Analyse main #21 : Double paire au Turn

Voici l’analyse que nous vous proposons pour la main de la semaine précédente. Bien sûr, il n’existe jamais une seule bonne réponse à une main de poker. Vous trouverez dans cette analyse quelques points de réflexions qui peuvent de manière générale aider à prendre une bonne décision.

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La semaine dernière, nous avions vu que le vol de blind est parfois une manœuvre dangereuse. Mais défendre ses blinds est tout aussi périlleux mais autant nécessaire. Votre survie dans un tournoi passe aussi par la tentative de resteal sur des joueurs qui tenteraient de vous voler trop souvent. Cette semaine, notre héros se retrouve engager dans un gros coup alors qu’il est de Grosse blind.

Rappel de la situation : il reste 24 joueurs dans le 350€ Deepstack des GSOP, et les survivants sont déjà assurés de repartir avec 766€. Sur les blinds 800 – 1,600 antes 160, le joueur UTG se contente de limper (stack : 104k). Le chipleader avec 121k complète sa petite blind, et notre héros (60k) check avec 2♣3♥. Sur le flop 2♠3♠T♣, UTG mise 4 800 ; seul notre héros paie. Sur le turn 4♥, UTG mise à nouveau 4 800 après le check de notre héros. Celui-là doit-il se contenter de payer ou relancer ?

Checker ses options Préflop : 2♣3♥ est vraiment une main marginale, on a la chance d’avoir l’occasion de voir un flop pour rien en checkant notre grosse blind, saisissons là !

Check-call le flop : c’est l’un des meilleurs flops possibles pour notre main, on espère pas beaucoup mieux en checkant 2♣3♥ en grosse blind ! Notre héros vient de trouver un monstre face à deux joueurs, cependant sa main est très vulnérable. En effet, ce flop comporte beaucoup de tirages (quinte et couleur). Pire, notre double-paire peut-être contrefaite à tout instant ! Car si un Dix tombe au turn, n’importe quelle paire servie deviendrait meilleure (deux paires supérieures). Il est donc primordial de relancer ici pour 2 raisons : protéger notre main (face aux tirages et pour ne pas être contrefait), et prendre de la value (sur les Dix, les tirages quinte et couleur, les overpairs, etc). Une relance à 14k – 15k devrait suffire, le but étant de partir à tapis le plus rapidement possible.

Quelle action au turn ? Finalement, le turn ne change rien à la situation au flop. Les mains peu probables comme A5 et 56 ont effectivement amélioré, mais il reste beaucoup de mains que nous battons. Ici, il faut partir à tapis pour les mêmes raisons qu’au flop. Si nous sommes battus par une meilleure main, that’s poker, nous aurons pris la bonne décision.

Ce qu’il s’est réellement passé :

Notre héros a simplement payé la turn, et les deux joueurs ont checké la river 7♠. L’adversaire a montré A♥T♥, et héros a remporté le pot avec sa double-paire.

Merci à tous nos fans pour avoir participé à la discussion sur notre page Facebook, et saluons la belle analyse de notre fan Anthony Blondeau. Il n’y aura pas de Main de la Semaine avant le vendredi 8 avril ; d’ici là, profitez bien du coverage du WPT de Vienne qui commence dès demain sur le blog !

Main #21 : Double paire au Turn

« La Main de la Semaine » est une rubrique stratégique qui reprend chaque semaine une situation jouée par les participants d’un grand tournoi sur bwin.fr. Tous les vendredis, vous pourrez commenter cette main sur notre page Facebook. Et chaque jeudi de la semaine suivante, une analyse non-exhaustive sera donnée ainsi que la fin du coup.

Si vous ne comprenez pas certains termes, n’hésitez pas à consulter la page Dictionnaire du blog !

Tournoi : il s’agit de l’Event #15 des GSOP, le 350€ NLHE Deepstack. 349 participants à l’évènement, et 46 d’entre eux sont payés. A ce moment-là du tournoi, il reste 24 joueurs, tous sont assurés de repartir avec 766€.

Blinds 800 – 1,600 antes 160

Situation : il y a 7 joueurs à la table, et le joueur UTG est le deuxième en jetons avec 104k. Il décide de limper pour 1,600, chose qu’il a déjà faite quelques fois quelle que soit sa position. Tout le monde passe jusqu’au chipleader en Small Blind (121k), qui complète. Notre héros (60k) de Grosse blind découvre :

Cartes privatives : 2♣3♥.

Bien que cela soit une excellente main, il décide de checker. Ils sont donc 3 à voir le flop :

Flop : T♣2♠3♠, pot = 6 720

Le chipleader check, notre héros l’imite, et le joueur UTG mise 4 800. Seul notre héros paie.

Turn : 4♥, pot = 16 320.

Notre héros check encore une fois, et son adversaire mise 4 800. Que décidez-vous de faire ici à la place de notre héros ? Pourquoi ? Répondez sur notre page Facebook !

Analyse Main #20 : hero-call river ?

Voici l’analyse que nous vous proposons pour la main de la semaine précédente. Bien sûr, il n’existe jamais une seule bonne réponse à une main de poker. Vous trouverez dans cette analyse quelques points de réflexions qui peuvent de manière générale aider à prendre une bonne décision.

Merci à nos Fans Facebook d’avoir pris part à la discussion avec beaucoup de passion ! S'il y a un mot ou une expression que vous ne comprenez pas, n'hésitez pas à consulter le dictionnaire!

Le vol de blind en tournoi est une manœuvre délicate mais nécessaire. Au fur et à mesure que les blinds augmentent, il faut tenter quelques vols pour maintenir son tapis à flot, et ne pas se faire ronger par les blinds. Dans la main de cette semaine, notre héros tente justement un vol depuis une position tardive. Mais tout ne se passe pas comme prévu…

Rappel de la situation : dans le 200€ NLHE Deepstack des GSOP #8, il ne reste que 7 joueurs déjà assurés de prendre 2 127€. Notre héros possède un tapis de 200,000 et décide de voler les blinds au Cut-Off avec T♥5♦. Seul le chipleader (plutôt actif préflop et agressif) paie depuis la Small Blinds. Ils voient donc le flop 7♥2♥5♣, et les deux protagonistes checkent. Le chipleader en profite alors pour miser la turn 3♦, notre héros paie. Sur la river J♣, l’adversaire envoie une seconde salve, 41 000 cette fois dans un pot qui fait 65 498 ! Notre héros fait face à une décision. Que doit-il faire ?

Voler les blinds avec T♥5♦ : notre héros se met en difficulté dès sa première action. Bien que sa position soit relativement bonne pour voler les blinds, un chipleader agressif se retrouve en Small Blind. Celui-là aura aucun mal à resteal puisqu’il pourra exercer énormément de pression sur son adversaire. Tenter un vol avec une main marginale dans cette situation mettra souvent notre héros dans une position peu confortable. De plus, T♥5♦ a très peu d’équité face à une main de défense ; à choisir, il vaut mieux tenter de voler avec une main de type 8♦6♦ qui nous permettra parfois de continuer notre agression post-flop en semi-bluff.

Pas de continuation-bet au flop : il est d’usage de faire un continuation-bet dans cette situation. Le flop n’a probablement pas aidé l’adversaire, et nous serions heureux de remporter le coup tout de suite, d’autant que cela va dans le sens de notre relance préflop avec une poubelle. Cependant, ce n’est pas non plus un flop qui est sensé aider notre héros. L’adversaire agressif pourrait donc effectuer un check-raise en bluff ou avec des mains connectées (2 cœurs, 89, etc). Checker permet de garder le pot petit et de ne pas faire face à une contre-attaque, tout en ayant de la showdown-value.

Lead du chipleader : le fait que le chipleader mise sur la turn 3♦ ne représente pas grand-chose et ne nous permet pas de nous situer. Notre héros a une image tight et il représente de la faiblesse en checkant le flop. L’adversaire peut donc en profiter pour arracher le coup. Aussi, il peut très bien avoir touché son flop et commencer à prendre de la value contre notre héros. Ce dernier peut donc se contenter de payer, ne voulant pas faire passer les bluffs, ne voulant pas se faire payer uniquement par une meilleure main, et ne voulant pas faire grossir le pot.

Hero-call river ? Voilà que le chipleader envoie une seconde salve sur une carte qui n’arrange pas du tout les affaires de notre héros. Il est possible que l’adversaire ait trouvé une top-paire, ou qu’il soit déjà quasi max avec A4 par exemple. Cependant, sa main devient polarisée à cette instant : ou il possède un jeu plutôt fort (une paire de Valets, une quinte, un brelan), ou il n’a rien (Flush draw manqué, deux overcards au flop, etc). En réalité, s’il possédait une main de type A3 ou A5, 78 etc. Miserait-il autant à la river sur une carte qui l’effrayerait lui aussi ? Non, il checkerait probablement. Il est probable que, sachant que le J♣ fait peur à notre héros, le chipleader mise plus petit avec une paire de Valets ou une quinte pour être sûr d’être payé. En quelque sorte, sa mise river ressemble plus à un arrachage qu’à une mise pour value. Notre héros doit avoir raison près d’une fois sur 2,5 pour que son call soit rentable (payer 41 000 pour un pot qui fait 106 498), et on a toutes les raisons de croire que notre adversaire bluff plus souvent qu’il ne value.

Ce qu’il s’est réellement passé :

Notre héros a payé et son adversaire a montré 9♦8♦ pour un tirage quinte ventral et deux overcards au flop qui ne s’est pas amélioré.

Bravo à tous nos fans férus de stratégie et de poker sur Facebook, bien que la plupart de leurs réponses exigeaient un fold. Il est vrai que le hero-call n’est pas évident dans cette situation, mais il faut parfois en réussir quelques-uns pour venir à bout d’un tournoi ! N’oubliez pas qu’un chipleader aura toujours plus de facilités à bluffer, surtout en fin de tournoi lorsque les paliers de gains sont élevés.

Main #20 : Hero-call river ?

« La Main de la Semaine » est une rubrique stratégique qui reprend chaque semaine une situation jouée par les participants d’un grand tournoi sur bwin.fr. Tous les vendredis, vous pourrez commenter cette main sur notre page Facebook. Et chaque jeudi de la semaine suivante, une analyse non-exhaustive sera donnée ainsi que la fin du coup.

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Tournoi : il s’agit de l’Event #8 des GSOP, le 200€ NLHE deepstack sur bwin.fr. Au total, 342 joueurs ont pris place à l’évènement. La première place payait 13 300€, 9 100€ pour le second, 6 550€ pour le troisième, et cela dégressif jusqu’à la 9ème place payant 1 304€. A ce moment-là du tournoi, il ne reste que 7 joueurs assurés de repartir avec au moins 2 127€.

Blinds : 2,500 – 5,000 antes 500

Situation : il reste donc 7 joueurs à la table, et « vilain » est le chipleader avec 312 700. Il a été plutôt actif préflop sans pour autant être « maniaque », il joue très bien son rôle de chipleader. Notre héros n’a pas montré grand-chose dans cette table finale, on peut donc admettre qu’il a une image tight.

Tout le monde passe jusqu’à lui, et il découvre :

Cartes privatives : T♥5♦

Il décide de relancer à 10 999 au Cut-Off avec son tapis de 200k, et seul le chipleader paie en Small Blind.

Flop : 7♥2♥5♣. Pot : 30 498.

Vilain check, et notre héros fait de même.

Turn : 3♦ . Pot : 30 498.

Le chipleader prend le lead et mise 17 500. Héros paie.

River : J♣. Pot : 65 498.

Deuxième salve de vilain, ce sera 41 000 pour suivre cette fois-ci. Décidez-vous de hero-call à la place de notre héros dans cette situation ? Pourquoi ? Répondez sur notre page facebook !

Analyse Main #19 : Quinte à la river

Voici l’analyse que nous vous proposons pour la main de la semaine précédente. Bien sûr, il n’existe jamais une seule bonne réponse à une main de poker. Vous trouverez dans cette analyse quelques points de réflexions qui peuvent de manière générale aider à prendre une bonne décision.

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Les petits connectors assortis ou non, avec un ou deux gaps, sont des mains qui paraissent faciles à jouer. Ou on trouve un tirage quinte et/ou couleur qu’on peut jouer de manière agressive, ou on ne trouve rien ; souvent qu’une petite paire insuffisante pour rester dans le coup. En réalité, il est nécessaire d’avoir une bonne expérience pour jouer ce genre de cartes combinées. Lors des GSOP Event #1, notre héros décidait de profiter de la position pour payer avec un connector à un gap.

Rappel de la situation : sur les blinds 40-80, un joueur relance à 200 avec un tapis de 5,240. Notre héros découvre 7♥5♣ au bouton, et décide de payer. Ils sont alors deux à voir le flop 4♦ 6♠ 7♠. Le relanceur initial place un continuation-bet à 120 que notre héros paie. Sur la turn K♠, l’agresseur mise cette fois 200 ; c’est à nouveau payé. Alors que notre héros trouve une quinte sur la river 3♦, son adversaire place une dernière mise de 280. Notre héros doit-il relancer ou seulement payer ?

Payer préflop au bouton : généralement, les mains de type 7♥5♣ sont vraiment considérées comme des poubelles ; elles ne jouent que pour un tirage quinte ou un miraculeux brelan qui arrivera que très rarement. Lorsque l’on paie avec ce genre de main en position, c’est dans l’optique de bluffer très souvent un adversaire que l’on connait bien ; susceptible de passer la plupart du temps. On ne paie pas pour la valeur de la main.

Face au continuation-bet au flop : l’adversaire mise petit ; 120 dans 520. Cela est généralement annonciateur de faiblesse et représente deux overcards qui auraient manqué leur flop. Quelques fois, il s’agira d’un monstre slow-play (ce qui est déconseillé sur un tel flop). Ici, la range de vilain est essentiellement constituée de bluff. Inutile donc de relancer, au risque de se faire sur-relancer par un éventuel monstre/tirage flush. Notre héros vient de trouver une top paire et un tirage quinte, il peut se contenter de payer.

Deuxième barrel turn : le K♠ n’est pas une excellente carte pour notre héros. Elle peut avoir amélioré la main adverse de différentes façons : top paire trouvée, couleur ou tirage couleur, top paire + tirage couleur… L’opposant mise 200 ; il ne se couchera pas s’il vient de trouver l’une des possibilités ci-dessus, sur-relancer ne servirait donc à rien, si ce n’est à chasser les bluffs.

River-bingo : notre héros trouve sa quinte ! Problème, il fait face à un troisième (petit) barrel : 280 dans 1,160. Ici, plusieurs raisons font qu’il est mieux de simplement payer que de relancer. Comme nous l’avons vu, l’adversaire représente soit énormément de faiblesse, soit un monstre qui voudrait provoquer une sur-relance. Ensuite, nous venons de trouver une quinte sur un board extrêmement connecté. Comment réagirait notre adversaire avec KJ face à une sur-relance sur un board où il est très possible d’avoir une quinte et une flush ? Il aurait un fold facile, d’autant que notre line représenterait bien l’un des deux tirages. Ici, l’opposant sera très souvent en bluff, quelques fois en mode bet-fold (avec un petit Roi par exemple), et quelques fois avec un monstre espérant une sur-relance. Enfin, le pot est déjà suffisamment gros pour ne pas prendre plus de risques. Simplement payer semble être le chemin le plus sûr.

Ce qu’il s’est réellement passé :

Notre héros a relancé à 560 à la river. Il s’est fait payer par Q♠J♠ pour la flush.

Merci à nos Fans Facebook qui ont participé à la discussion sur cette main, et nous pouvons féliciter Buffle Doux et Philippe Neyen pour la justesse de leurs analyses.

Main #19 : Quinte à la river

« La Main de la Semaine » est une rubrique stratégique qui reprend chaque semaine une situation jouée par les participants d’un grand tournoi sur bwin.fr. Tous les vendredis, vous pourrez commenter cette main sur notre page Facebook. Et chaque jeudi de la semaine suivante, une analyse non-exhaustive sera donnée ainsi que la fin du coup.

Si vous ne comprenez pas certains termes, n’hésitez pas à consulter la page Dictionnaire du blog !

Tournoi : Il s’agit de l’Event #1 des GSOP II ; le 200€ No Limit Hold’em Deepstack. Il reste 427 joueurs sur les 532 au départ, et 76 d’entre eux seront payés. Le tapis moyen est de 6,229 jetons.

Blinds : 40 – 80

Situation : Il y a 9 joueurs à la table. Les deux premiers passent, et le troisième relance à 200, avec un tapis de 5,240. Tout le monde fold jusqu’à notre héros qui est au bouton et qui ouvre :

Cartes privatives : 7♥5♦

Il paie la relance, et les blinds passent.

Flop : 4♦6♠7♠. Pot : 520.

Le relanceur préflop effectue un continuation-bet à 120. Notre héros paie.

Turn : K♠. Pot : 760

Une fois encore, l’agresseur mise ; ce sera 200 cette fois. Notre héros paie.

River : 3♦. Pot : 1160.

L’adversaire envoie une troisième salve à 280. Que doit faire notre héros ? Répondez sur notre page Facebook !

Analyse Main #18 : deuxième paire trouvée turn

Voici l’analyse que nous vous proposons pour la main de la semaine précédente. Bien sûr, il n’existe jamais une seule bonne réponse à une main de poker. Vous trouverez dans cette analyse quelques points de réflexions qui peuvent de manière générale aider à prendre une bonne décision.

Merci à nos Fans Facebook d’avoir pris part à la discussion avec beaucoup de passion ! S'il y a un mot ou une expression que vous ne comprenez pas, n'hésitez pas à consulter le dictionnaire!

Les « broadway » (cartes pouvant constituer une quinte du 10 à l’As) sont souvent surestimées ; les débutants voient deux figurent et pensent tout de suite que leur jeu est très fort, et qu’il convient de rentrer dans le coup coûte que coûte. Mais ces mains sont très souvent dominées, c’est-à-dire que le kicker ne suffit pas toujours lorsque l’on trouve une top paire. Ici, notre héros trouve une main broadway après une relance, et va se retrouver dans une position délicate…

Rappel de la situation : notre héros paie la relance du chipleader à 2,175 sur des blinds 500 – 1,000 antes 100 avec K♦Q♠. L’agresseur préflop check sur 7♦A♠5♦, et notre héros en profite pour miser 1,000 dans un pot de 6,750. Il est payé. Mêmes action sur la turn Q♥, mais cette fois le chipleader relance à 3,000… Comment doit réagir notre héros ?

Payer la relance du chipleader préflop : ici, notre héros possède 21,500 sur des blinds 500 1,000 antes 100. Autrement dit, il possède 21BB. Avec un tel stack, il est généralement préférable d’attendre un bon spot de resteal. En effet, la taille du tapis est parfaite pour mettre un maximum de pression sur la relance d’un adversaire en partant directement à tapis. Dans le cas de notre héros, K♦Q♠ est une main excellente pour partir à tapis. Mais (il y a toujours un mais), cela dépend aussi de la fréquence d’ouverture de l’adversaire, et du nombre de joueur restant à parler derrière. Dans cette situation, nous n’avons pas d’informations sur le chipleader et il reste la moitié de la table à parler. Fold semble donc être une meilleure décision ; on conserve notre tapis pour un spot meilleur. Il est difficile de simplement payer la relance ; nous n’aurons pas assez de marge de manœuvre au flop et serons condamnés à toucher une top paire, en espérant ne pas déjà être battu.

Bluffer le flop : le chipleader ne réalise pas de continuation-bet sur le flop qui est plutôt propice pour. Cela veut dire qu’il prépare un check-raise, ou plus probablement qu’il a une main faible (Ax, une paire moyenne…). Notre héros n’a qu’une hauteur Roi, l’occasion est plutôt belle pour tenter d’arracher le coup. Bien sûr, miser 1 000 dans un pot de 6,750 face au chipleader est vraiment ridicule… La base pour réaliser un bon bluff est de s’appuyer sur la fold-equity ; miser 1/6 du pot n’en donne pas. Notre héros a probablement été paralysé par la maigre profondeur de son tapis ; d’où l’intérêt de bien sélectionner ses spots avec un tel stack préflop.

Deuxième barrel sur la turn : notre adversaire représente beaucoup de faiblesse avec son check-call au flop. S’il possédait un tirage, il aurait probablement check-raise le flop à tapis. Ici, il possède généralement un As pas bien kické ou une paire moyenne. Notre héros vient de trouver une paire avec la Q♥. De manière général, avec cet aveux de faiblesse au flop, il serait possible d’envisager un second barrel au turn voire un 3ème barrel river (bien sûr, avec plus de profondeur et des mises plus conséquentes). Mais là, notre héros vient de trouver de la showdown value ; maintenant il bat toutes les paires moyennes. Il est peu probable que notre adversaire fold sur un deuxième barrel avec un As, mais il sera obligé d’abandonner une paire moyenne. Il vaut mieux checker pour garder les mains que l’on bat et éviter de se faire payer par mieux.

L’adversaire check-raise ! Comme lors de la main de la semaine précédente, les deux faibles mises de héros le mettent dans une situation très difficile au lieu de lui faciliter la tâche. Peut-être que l’adversaire a senti de la faiblesse avec ces petites mises et décide donc de bluffer ? Peut-être a-t-il un monstre et veut nous faire payer ? Avec la line prise par notre héros, il est difficile de se situer. Tout ce que nous savons est que nous avons qu’une deuxième paire, et qu’il reste une river sur laquelle le chipleader devrait nous mettre un maximum de pression ! Un théorème au poker dit qu’un joueur qui check-raise au turn bat généralement une simple paire. Autrement dit, cette action représente énormément de force. Avec la taille du tapis de héros, ce serait très bien joué de la part de l’adversaire que de « slowplay » un As. En effet, héros devrait se commit assez vite dans le coup dès qu’il trouvera un petit quelque chose.

Dans cette situation, notre héros devrait passer tout en se maudissant d’avoir joué le coup de la sorte.

Ce qu’il s’est réellement passé :

Notre héros a payé les 3,000 au turn, et a payé le tapis de son adversaire sur une river insignifiante. Son opposant a révélé A♥T♠ pour la main gagnante.

Merci à nos Fans facebook pour leurs discussions animées autour de cette main, et bravo à Philippe Neyen qui a réalisé l’une des plus belles analyses !

Main #18 : Deuxième paire trouvée turn

« La Main de la Semaine » est une rubrique stratégique qui reprend chaque semaine une situation jouée par les participants d’un grand tournoi sur bwin.fr. Tous les vendredis, vous pourrez commenter cette main sur notre page Facebook. Et chaque jeudi de la semaine suivante, une analyse non-exhaustive sera donnée ainsi que la fin du coup.

Si vous ne comprenez pas certains termes, n’hésitez pas à consulter la page Dictionnaire du blog !

Tournoi : Il s’agit de votre tournoi préféré, le SuperLundi à 150€ sur bwin.fr ! Lors de ce coup, la bulle du tournoi vient tout juste d’exploser. Il reste 45 joueurs sur les 331 au départ, et ce palier paie 276€. Le prochain niveau de gain récompensera de 340€, à partir de la 30ème place. Le tapis moyen est de 22,066 jetons.

Blinds : 500 – 1,000 antes 100

Situation : Il y a 9 joueurs à table. Les 3 premiers passent, et le chipleader relance à 2,175 (tapis : 58,000). Juste après, c’est à notre héros de parler (tapis : 21,500). Il découvre :

Cartes privatives : K♦Q♠

Il paie la relance, et tous les autres joueurs passent. Ils sont donc 2 à voir le flop :

Flop : 7♦A♠5♦. Pot : 6750

Le chipleader décide de rendre la parole à notre héros en chekant. Ce dernier place alors une petite mise de 1,000. Son adversaire paie.

Turn : Q♥. Pot : 8750

Une fois encore, le chipleader check. Rebelote, notre héros mise 1,000. Cette-fois, il trouve de la résistance et doit faire face à une relance à 3,000. Que doit-il faire maintenant ? Et qu’elle devra être son action à la river s’il va jusque-là ? Répondez sur notre page Facebook !

Analyse Main #17 : Top paire à la river

Voici l’analyse que nous vous proposons pour la main de la semaine précédente. Bien sûr, il n’existe jamais une seule bonne réponse à une main de poker. Vous trouverez dans cette analyse quelques points de réflexions qui peuvent de manière générale aider à prendre une bonne décision.

Merci à nos Fans Facebook d’avoir pris part à la discussion avec beaucoup de passion ! S'il y a un mot ou une expression que vous ne comprenez pas, n'hésitez pas à consulter le dictionnaire!

Les mains avec un mauvais kicker ou un kicker moyen posent souvent des problèmes aux joueurs, surtout lorsqu’ils touchent une top paire au flop. La question qui revient généralement est : mon kicker est-il suffisant pour aller au showdown ? Cette semaine, notre héros se retrouve face à ce dilemme.

Rappel de la situation : sur les blinds 60-120, notre héros (tapis 4 225) décide de payer la relance à 300 d’un joueur en milieu de parole (tapis 9 875) avec K♠9♥. Sur le flop K♥2♣3♠, il donkbet à 120 dans un pot de 660. Son adversaire paie. Rebelote sur la turn T♠, il mise 300 et est payé. Que faire alors sur la river 2♠ ?

Payer 300 préflop : payer hors de position avec une main aussi marginale que K♠9♥ fait perdre plus d’argent sur le long terme qu’en gagner. En effet, les reverses implied odds sont très grandes, c’est-à-dire que les fois où nous trouverons notre flop, on prendra rarement de la value sur des mains plus faibles, mais nous perdrons beaucoup face à des mains plus fortes. K♠9♥ n’est pas une bonne main de défense dans les blinds, surtout hors de position. Il vaut mieux passer.

Donkbet au flop : généralement, il est de coutume de checker au flop face à l’agresseur. Ici, la mise de notre héros ressemble à un « bet pour information », il n’est pas confiant vis-à-vis de son kicker et veut tout de suite se situer en risquant un minimum ; 120 dans 660. Une fois encore, ce genre de raisonnement est à proscrire : si l’adversaire paie ou relance, comment savoir s’il détient AK ou simplement un tirage avec une main de type 45, voire s’il tente simplement un bluff ou un floating ? Si notre adversaire fold, nous venons simplement de faire passer toutes les mains que nous battions et qui pouvaient tenter un bluff désespérer ; au moins un continuation-bet. Lorsque l’on touche une top paire avec un kicker moyen ou faible, il est d’usage de contrôler la taille du pot ; c’est-à-dire de le conserver le plus petit possible.

Second barrel turn : il semblerait que la « mise pour info » au flop n’ait pas fonctionné (comme souvent). On dirait que notre héros retente son coup en misant peu ; 300 dans 900. Là encore, il est payé. Ici, on peut déjà se faire une idée de la range adverse : il peut posséder une paire de Rois avec un kicker qui sera souvent meilleur (pour justifier d’une relance préflop), une paire intermédiaire, un brelan floppé, un tirage quinte, et les mains qui aurait float mais trouvé un tirage au turn, de type A♠Q♠, A♠J♠ etc. Tout le reste devrait passer. Autrement dit, il reste encore énormément de mains dans la range adverse ; finalement le fait de « miser pour info » n’a fait qu’épaissir le mystère autour de la main opposée !

Quel plan adopter à la river ? Pour faire court, nous venons de voir qu’il reste des mains qui nous battent (Roi avec meilleur kicker, full), des middle paires, et des tirages. Malheureusement, certains de ces tirages viennent de s’améliorer (couleur). On peut juger le ratio main-que-nous-battons/mains-qui-nous-battent à peu près égale. Que se passe-t-il si nous misons, ou check-raisons (comme certains l’ont indiqué sur notre page Facebook) ? C’est simple : nous serons payés ou sur-relancés que par une paire de Rois (avec très souvent un meilleur kicker), un full, et une couleur. Une middle paire paiera très rarement 3-barrels. Autrement dit, nous serons payés que par mieux ! Les tirages ratés pourront s’en aller tranquillement, inutile de tenter un bluff compliquer face à un joueur qui vient de 3-barrel.

Si miser ou check-raiser n’est pas bon, checker simplement est bien meilleur. En effet, plusieurs mains qui nous battent vont checker après nous (paires de Rois avec meilleur kicker) et nous verrons un showdown pour rien. Les autres mains qui nous battent vont miser, en effet. Mais pas seulement ! Certains tirages manqués (45, QJ) n’auront d’autres choix que de miser la river pour arracher le coup ; tout comme certaines middle paire (type paires de 4, 5 etc) qui tenteront parfois un arrachage.

Conclusion, si nous misons (admettons 750) river, nous ne remporterons rien 50% du temps (les mains battues passeront), et nous perdrons 750 l’autre moitié du temps (les mains qui nous battent paieront). Alors que si nous checkons dans l’optique de payer la mise adverse (admettons 750) souvent, 50% du temps nous perdrons 750, l’autre moitié du temps nous gagnerons 750 ! Check-call est donc plus rentable que de miser.

Ce qui s’est réellement passé :

Notre héros a misé 720 à la river, et son adversaire a passé Q♠J♦.

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Main #17 : Top paire à la river

« La Main de la Semaine » est une rubrique stratégique qui reprend chaque semaine une situation jouée par les participants d’un grand tournoi sur bwin.fr. Tous les vendredis, vous pourrez commenter cette main sur notre page Facebook. Et chaque jeudi de la semaine suivante, une analyse non-exhaustive sera donnée ainsi que la fin du coup.

Si vous ne comprenez pas certains termes, n’hésitez pas à consulter la page Dictionnaire du blog !

Tournoi : nous voilà de retour dans le tournoi phare de bwin.fr, le SuperLundi à 150€ ! Au moment de la main qui va suivre, il restait 229 joueurs sur les 294 au départ. Seuls 40 d’entre eux allaient être ITM. Le tapis moyen était de 3850 jetons.

Blinds : 60 – 120

Situation : il y a 8 joueurs à la table. Un joueur en milieu de parole relance à 300, avec un tapis de 9 875. Tout le monde passe et l’action arrive à notre héros, qui est de Big Blind avec 4 225.

Cartes Privatives : K♠9♥

Il décide de défendre et paie donc les 300. Les deux joueurs voient le flop :

Flop : K♥ 2♣ 3♠. Pot : 660

Là, notre héros prend l’initiative et mise 120. Son adversaire paie.

Turn : T♠ . Pot : 900

Une fois encore, notre héros mise ; 300 cette fois. Il est payé.

River : 2♠. Pot : 1,500

A ce moment-là de la main, que feriez-vous à la place de notre héros ? Quel serait votre plan ? Répondez sur notre page Facebook !

Analyse Main #16 : AK face à 2 tapis lors de l'EPT de Deauville

Voici l’analyse que nous vous proposons pour la main de la semaine précédente. Bien sûr, il n’existe jamais une seule bonne réponse à une main de poker. Vous trouverez dans cette analyse quelques points de réflexions qui peuvent de manière générale aider à prendre une bonne décision.

Les tournois Live ont une saveur plus particulière, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un EPT avec un droit d’entrée à 5 300€. Les adversaires sont réputés être meilleurs, il y a plus de tension, et le prizepool à se partager est souvent énorme ! Cette semaine, notre héros se retrouve au Jour 2 de l’EPT de Deauville, et fait face à une situation difficile où il risque son tournoi…

Rappel de la situation : Un short-stack part à tapis avec 16,500 de stack sur les blinds 800 – 1 600 antes 200. José Barbero, juste derrière lui, paie son tapis avec 70,000 en tout. Juste après, notre héros découvre A♣K♣, et décide de payer les 16,500 avec son stack de 65,000. Mais au bouton, un jeune qualifié fait tapis pour 170,000 ! Alors que Barbero passe après un long moment de réflexion, c’est à notre héros de jouer.

Overcall avec AK : Pour commencer, nous pouvons nous questionner sur la première action de notre héros, qui est de simplement payer les 16,500 ; comme le soulevait la plupart d’entre vous sur notre page Facebook. Le short-stack dispose à peine de 10 big blinds ; avec les antes qui grignotent son tapis et les blinds qui ne vont pas tarder à lui passer dessus, il doit vite bouger. Autrement dit, sa « range » de push est ici suffisamment large (disons toutes les paires, tous les As, KT+ et autres suited connectors). A♣K♣ se comporte extrêmement bien face à cette range, nous n’avons donc pas à nous inquiéter du short-stack.

Reste le professionnel Barbero qui nous inquiète ; avec quoi peut-il se contenter de payer ? Avec un tapis de 70,000 (44 BB), il est très difficile de faire tapis pour isoler avec des mains telles que AQ, AJ voire AT, des paires de 8, 9,10 voire Valets. Ces mains sont pourtant très bonnes face à la range du short-stack ; il est donc possible de payer sans isoler (on risquerait de sortir du tournoi si quelqu’un se réveillait avec un monstre). Cependant, cette range de call doit normalement être balancée avec les gros jeux. Quelques fois, Barbero devrait donc aussi avoir les As, les Rois ou les Dames dans sa main afin de ne pas être exploitable. Aussi, le fait qu’un short-stack soit déjà à tapis, il sera rarement sur-relancer en bluff étant donné qu’il y aura forcément un showdown à gagner. Donc, on peut accepter que la range de Barbero est constituée de AT+, paire de 7 et plus, quelques fois KQ. Avec A♣K♣, notre héros est toujours devant cette range, d’autant qu’il fera folder la plupart des mains en partant à tapis. Enfin, notre héros possède 65,000 en tout, et il y a déjà 33,000 au milieu ! Il a le stack et la main parfaite pour faire tapis et isoler le short !

Payer à tapis : finalement, notre héros s’est contenté de payer les 16,500. Maintenant, nous pouvons vous révéler que le joueur au bouton est un qualifié bwin ; il s’agit de KINGPOKER qui jouait là son premier EPT. On peut effectivement qualifier ce joueur de Tight, même si cela ne veut pas dire « Nit » ! Ici, le spot peut paraître bon pour un squeeze en bluff au bouton. Mais en réalité, il ne l’est pas tant que cela. En effet, l’action de notre héros montre beaucoup plus de force qu’il n’y parait : il vient de faire gonfler le pot à 50,000 en payant les 16,500, et il ne lui reste que 49,000 ! Autrement dit, quiconque souhaite relancer à tapis n’aura pas énormément de fold équity face à notre héros. Par conséquent, faire cela avec une paire de 9 par exemple serait très risqué. Connaissant cette variable et le fait que KINGPOKER est un joueur tight, il sera rarement en bluff dans ce spot.

Lorsque l’action revient à notre héros, il se retrouve maintenant face à une décision à cause de son erreur précédente. Le problème est qu’il a envoyé des signaux contradictoires : il overcall après deux joueurs avec un stack de 65,000 ; cela représente soit de la faiblesse, soit de la force ! Comment savoir si KINGPOKER a interprété notre façon de jouer faible, ou forte ? Le problème maintenant est la cote du pot. Il y a 99,000 au milieu, et cela nous coûte 49,500 ; soit une cote précise de 2 contre 1. Cela veut dire que même contre les Rois, notre héros a la cote pour payer ! Comme nous pouvons admettre que la range de KINGPOKER est QQ+, AK plus quelques « bluffs » avec paire de 9+ et AQ, le cote du pot est trop favorable à notre héros pour passer. Ici, il ne redoute qu’une paire d’As.

Ce qu’il s’est réellement passé :

Notre héros a passé, laissant place au showdown entre KINGPOKER et le Short-stack. Ce dernier a montré une paire de 7, et le qualifié bwinA♥K♦ ! La paire du petit tapis a tenu, lui permettant de quadrupler son stack.

Merci à nos fans Facebook pour avoir participé à la discussion ; beaucoup nous ont fait part de belles analyses !

Main #16 : AK face à 2 tapis lors de l'EPT de Deauville

« La Main de la Semaine » est une rubrique stratégique qui reprend chaque semaine une situation jouée par les participants d’un grand tournoi sur bwin.fr. Tous les vendredis, vous pourrez commenter cette main sur notre page Facebook. Et chaque jeudi de la semaine suivante, une analyse non-exhaustive sera donnée ainsi que la fin du coup.

Si vous ne comprenez pas certains termes, n’hésitez pas à consulter la page Dictionnaire du blog !

Tournoi : il s’agit d’une main qui a eu lieu lors de l’EPT de Deauville en janvier dernier. Le buy-in était de 5,300€, et 891 joueurs avaient participé à l’évènement. Ce coup a eu lieu lors du Day 2, c’est-à-dire que les joueurs étaient encore loin de la bulle. Il reste 334 joueurs, et le tapis moyen est de 80,000 jetons.

Blinds : 800 – 1 600 antes 200

Situation : il y a 8 joueurs à la table, où évoluent notamment les professionnels José Barbero et Bruno Fitoussi. Les deux premiers de parole passent, et un short-stack UTG+2 fait tapis pour 16,500. José Barbero, juste derrière lui, paie son tapis avec 70,000 jetons en tout. Notre héros se retrouve juste derrière en position de cut-off et découvre :

Cartes privatives : A♣K♣

Il décide lui aussi de payer le tapis du short-stack, et se laisse 49,000 derrière. La parole revient alors au bouton, un qualifié online qui a joué plutôt tight à la table. Il réfléchit quelques instants, et avance finalement son tapis de 170,000 ! Bruno Fitoussi passe en Petite Blind, et la Grosse Blind abandonne à son tour. José Barbero entre alors dans une intense réflexion, et finit par passer. C’est donc à notre héros de parler ; que faites-vous à sa place ? Pourquoi ? Répondez sur notre page Facebook !

Analyse Main #15 : Deux paires en Heads-Up Cash-Game NL 1,000

Voici l’analyse que nous vous proposons pour la main de la semaine précédente. Bien sûr, il n’existe jamais une seule bonne réponse à une main de poker. Vous trouverez dans cette analyse quelques points de réflexions qui peuvent de manière générale aider à prendre une bonne décision.

Le cash-game est une variante différente du tournoi, et, bien sûr, il se joue différemment en Heads-Up qu’en 6-max, ou qu’en Full Ring. Cette semaine, notre héros se retrouve en Heads-Up Cash-Game NL1000, cela veut dire que les deux joueurs ont un tapis de 1,000€ en argent réel devant eux. Cela sous-entend que le niveau des deux protagonistes doit être plus que correct…

Préflop : notre héros reçoit une paire de 10 au bouton. Sur les blinds 5€ - 10€, il est donc de petite blind (puisque les joueurs sont en Heads-Up). Il relance à 25€, comme il l’a souvent fait dans le match dans cette position. Ici, cela n’a rien de choquant. Il possède une paire de 10, ce qui est un excellent jeu en heads-Up, et effectue une relance standard pour masquer la force de sa main. Son adversaire de Big Blind relance alors à 100€. Bien que ce ne soit pas la première fois que son opposant 3-bet préflop, notre héros n’a pas tellement de raison de revenir sur cette relance. Les deux joueurs ont des tapis profonds, et beaucoup de mains inférieurs pourraient passer ; ce que nous ne voulons pas.

Flop : 6♠J♦2♣. Ce flop est plutôt bon pour la main de notre héros. Mais la parole est à son adversaire, qui effectue un continuation-bet à hauteur de 120€ dans un pot de 200. Notre héros paie. Cela est logique ; bien qu’il y ait une overcard au flop, l’adversaire fera souvent un continuation-bet même s’il n’a pas touché. Relancer ici reviendrait à « miser pour information », ce qui n’est jamais bon. En effet, il y a de forte chance que notre adversaire paie avec un jeu meilleur, mais surtout qu’il passe une main qu’il s’apprêtait peut-être à bluffer plus tard.

Turn : J♠. Là, la Big Blind check et le pot fait 440€. Que doit faire notre héros, et qu’elle sera sa réaction à la river ? Ici, miser a presque autant d’interêt que de relancer au flop, c’est-à-dire aucun. Cependant, en misant au turn, on se protège d’éventuelles mauvaises cartes, mais surtout, on a plus de faciliter à se faire payer par une main de type paire intermédiaire.

Mais en checkant à nouveau ici, il y a plusieurs autres avantages. Pour commencer, on contrôle la taille du pot. Celui-ci est déjà conséquent (440€), et en misant on risque de faire face à une sur-relance à tapis, alors que, finalement, on ne connait pas grand-chose de la main adverse. A la river, nous aurons de même plus de chances de faire miser notre adversaire en bluff, move qu’il ne peut pas tenter si nous misons le turn. Et aussi, on peut tenter de prendre de la valeur sur des paires inférieurs ; nous représentons moins de force en checkant turn et en misant river qu’en misant turn.

River : ???. En acceptant de checker turn, on sait que notre adversaire peut tenter un bluff à la river. On s’attend donc à devoir payer la plupart des mises ; par contre, on s’attend aussi à une décision difficile selon la carte qui sera retournée river ; si un As tombe et que notre adversaire mise, il sera difficile de payer.

Ce qu’il s’est réellement passé :

Notre héros a misé le turn et s’est fait payer. Les deux joueurs ont ensuite checké la river. La Big Blind a montré Q♥J♥ et a remporté le pot.

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Main #15 : Deux paires en Cash-Game Heads-Up NL 1,000

« La Main de la Semaine » est une rubrique stratégique qui reprend chaque semaine une situation jouée par les participants d’un grand tournoi sur bwin.fr. Tous les vendredis, vous pourrez commenter cette main sur notre page Facebook. Et chaque jeudi de la semaine suivante, une analyse non-exhaustive sera donnée ainsi que la fin du coup.

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*NL1000 : montant de la cave à 100 Big Blind. Autrement dit, les blinds sont de 5€ - 10€. En NL100, les blinds sont de 0,50€ - 1€.

Historique : les deux joueurs sont des professionnels de poker assez renommés dans la communauté francophone. Ils se sont tous les deux cavés à 1000€ et entament une partie de Cash-Game Heads-Up.

Blinds : 5€ - 10€

Situation : il y a donc que 2 joueurs. Ils ont joué 30 mains en tout, et le seul gros pot joué est allé en faveur de la Grosse Blind. En effet, dans un pot 3-bet préflop (relance suivie d’une sur-relance), la Big Blind avait payé le continuation –bet du joueur au bouton sur un flop Q♥Q♦7♥, et avait remporté le coup grâce à une mise au turn après le check adverse. Les autres coups se sont tous arrêtés préflop. Vous êtes donc au bouton à la place du héros, et recevez :

Cartes privatives : T♠T♥

Comme souvent lors de ce match, vous profitez de votre position pour relancer à 25€ (tapis : 985€). La Grosse Blind 3-bet alors à 100€ (ce qui n’est pas la première fois) avec son tapis de 1 220€, et vous vous contentez de payer.

Flop : 6♠J♦2♣. Pot = 200€

La Grosse Blind continue son agression en misant 120€. Vous payez.

Turn : J♠. Pot = 440€

Cette-fois, la Grosse Blind check et c’est à vous de parler. Que faites-vous ? Pourquoi ? Qu’elle sera ensuite votre action à la river selon ce qu’il s’est passé au turn, et selon la carte ? Répondez sur notre page Facebook !

L'analyse de cette main vous sera soumise le jeudi 03 Février.

Main #14 : Top 2 paires au flop en OMAHA !

« La Main de la Semaine » est une rubrique stratégique qui reprend chaque semaine une situation jouée par les participants d’un grand tournoi sur bwin.fr. Tous les vendredis, vous pourrez commenter cette main sur notre page Facebook. Et chaque jeudi de la semaine suivante, une analyse non-exhaustive sera donnée ainsi que la fin du coup.

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Tournoi : cette semaine, nous varions un peu les jeux et vous proposons une situation en omaha. Il s’agit du tournoi SuperOmaha qui a eu lieu lundi soir sur bwin.fr au buy-in de 150€. Seulement 22 joueurs ont été enregistrés, et 5 d’entre eux étaient payés. Au moment où est arrivé cette main, il restait 18 joueurs ; stack moyen de 3666.

Blinds : 15 – 30.

Situation : il n’y a que 6 joueurs à la table, et UTG est le chipleader du tournoi avec 8 885 jetons. Il a éliminé 2 joueurs grâce à une quinte floppée qu’il a su rentabiliser face à de faibles adversaires. Ce chipleader relance donc UTG à 105.

Cartes privatives : K♠ Q♠ J♠ 4♦

Notre héros paie au Cut-Off avec un tapis de 2 880, tout comme le bouton (2 170), et la Small Blind (2 510). Ils sont donc 4 à voir le flop :

Flop : 5♥J♦K♥. Pot : 450

La Small Blind check, le Chipleader UTG mise 450, et c’est à notre héros de parler. Vous êtes à sa place ; que faites-vous ? Pourquoi ? Répondez sur notre page Facebook !


Analyse Main #13 : Top paire trouvée au Turn

Voici l’analyse que nous vous proposons pour la main de la semaine précédente. Bien sûr, il n’existe jamais une seule bonne réponse à une main de poker. Vous trouverez dans cette analyse quelques points de réflexions qui peuvent de manière générale aider à prendre une bonne décision. mce_style=

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Jouer une main moyenne en début de tournoi peut parfois nous mettre dans des situations délicates surtout lorsque plusieurs joueurs s’invitent à la fête. Il est généralement conseillé d’agir avec prudence.

Lors du SuperLundi de la semaine dernière, notre héros a relancé un As moyen après un limp, et s’est vu payer par 2 de ses adversaires.

Préflop : une main de type A♣9♦ en début de tournoi n’a généralement pas beaucoup d’intérêt. Quelques fois vous trouverez un A ou un 9 au flop, c’est-à-dire une main moyenne avec laquelle il sera difficile de prendre de la valeur sur des mains plus faibles. Quand bien même, notre héros décide de la jouer après un limp. Dans ce cas, la meilleure des façons est effectivement de relancer. Ainsi, toutes les fois où vous ne trouverez pas votre flop, vous pourrez remporter le coup grâce à un simple continuation-bet. Limper derrière le premier joueur est la pire des choses à faire. Vous ne saurez jamais où vous situer et plusieurs joueurs risquent de limper après vous. Notez qu’il ne s’agit pas d’une relance pour information, mais principalement pour isoler le premier limper et avoir l’initiative pour le reste du coup.

Flop : 7♣5♣2♥ . Le joueur MP1 (middle position 1) check. Maintenant, la question est de savoir s’il faut réaliser un continuation-bet ou non. Si on check ici, on abandonne vraisemblablement le coup. Il sera très difficile de tenter un bluff après cela, sauf si on décide de check-raiser. Il y a rien de choquant à abandonner le coup ici : nous sommes en début de tournoi, et faire un Continuation-bet ferait grossir le pot avec une main sans trop d’équité, face à deux joueurs. Cependant, notre héros semble avoir relancé préflop dans l’optique de bluffer plus souvent que pour la valeur de sa main, et s’apprêtait sans doute déjà à devoir bluffer post-flop. Il lui reste tout de même les backdoor trèfles et deux overcards en défense. Notre héros mise 300 dans un pot de 405, et seul le Cut-Off paie. Ce dernier possède certainement une paire ou un draw (il aurait probablement relancé un brelan puisqu’il restait MP1 à parler derrière lui, de même qu’un combo-draw – tirage couleur et quinte, ou tirage couleur et deux overcards).

Turn : A♠ . Notre héros trouve l’un des 6 outs qui lui permettait d’améliorer. Faut-il maintenant placer un second barrel ou alors checker dans le but de dissimuler sa main ? L’As au turn peut avoir deux effets selon la main que possède notre adversaire. Il peut améliorer sa main (s’il possède A5, A2, A7 voire AQ/AJ pour un éventuel floating), ou au contraire le paralyser (s’il a un tirage, une paire intermédiaire). Autrement dit, si nous misons à nouveau ici, nous serons relancés par les mains qui nous battent, mais aussi payé par ces mêmes mains en plus des tirages. Nous ferons donc grossir le pot avec une main qui reste moyenne. Pire, toutes les mains que nous battons largement (une paire de 8 n’a environ que 4% de chance d’amélioration) passeront puisque notre second barrel représentera trop de force.

Checker est un signal très intéressant. Nous suggérons ainsi à notre adversaire que nous étions forts au flop, mais que cette carte au turn nous embête. Nous représentons typiquement une paire intermédiaire ou une main de type KQ qui aurait tenté un continuation-bet. L’adversaire mise 225 dans 1005. Vous me l’accorderez, il s’agit d’une mise étrange, qui a en fait autant d’effet qu’une mise à hauteur du pot. Soit notre adversaire est énorme, soit il tente un bluff. On penche pour cette dernière solution plus facilement étant donné la taille de sa mise. Avec un tirage (seules mains à qui nous ne voudrions pas prendre le risque de laisser une carte gratuite), il est probable que notre adversaire aurait checké derrière nous pour prendre une carte gratuite. D’ailleurs, souvenez-vous que très souvent il aurait relancé au flop avec ses combo-draw ! Bien qu’il puisse encore avoir une main à tirage ici, sa range est aussi constituée d’une paire moyenne mais aussi de deux paires A-x. Pour les mêmes raisons qu’au flop, il est plus sage de simplement payer. Imaginez si vous relancez et que votre adversaire paie simplement (ce qu’il aurait raison de faire avec une double paire ou mieux, puisque vous ne représentez jamais un tirage couleur ici) ? Vous seriez obligé de faire tapis à la river en espérant qu’il ne s’agisse pas d’un trèfle, ou que votre adversaire ne vous batte pas déjà !

Le plan à la River ? En fait, soit elle ne changera rien pour nous, soit elle complètera un tirage. Dans l’optique du check-call au turn, nous représentons plus que jamais une paire moyenne. Avec cette line, nous laissons donc la possibilité de bluffer à toutes les mains que nous battons si une carte anodine tombe à la river. Notre adversaire rate son tirage, nous montrons de la faiblesse depuis l’apparition de l’As, nous avons toutes les raisons de checker pour le laisser bluffer. Il aura quelques fois une paire intermédiaire qu’il checkera et vous vous maudirez d’avoir raté une street de value. Mais gardez à l’esprit qu’il aura plus souvent une main pour bluffer qu’une main sur laquelle vous aurez de la value. De même, il y aura d’autres fois où vous serez battu par une double paire, et alors vous serez heureux de ne pas avoir misé et fait face à une sur-relance.

Dans le cas où la river fait rentrer un tirage (notamment couleur, le plus probable), nous aurons à faire à une décision très close. Faut-il miser ou checker ? A ce stade de la main, nous n’allons évidemment pas check-fold. Pour faire notre choix, voyons du côté des mathématiques (évidemment, il est difficile de réaliser les calculs qui vont suivre au moment de la main, mais il s’agit de comprendre les points clés). Si nous checkons dans l’optique de payer, qu’elle main allons-nous rencontrer au showdown ? Dans 10% des cas il s’agirait d’un bluff (ce chiffre est laissé à la déduction de chacun, mais je pense qu’il y a autant de mains plausibles qui tenteraient un pur bluff dans ce cas). Pour faciliter les calculs, admettons que l’adversaire miserait à chaque fois 700, la moitié du pot. Nous gagnerons donc 7000 jetons sur 100 parties (10% x 700). Dans 60% des cas, il aura une paire moyenne (6-7, 88, 99, etc) ou un bluff et n’osera pas miser. Nous ne gagnerons et perdrons rien 60 parties sur 100. Le reste du temps (30%), notre adversaire misera 700 avec une double paire, une flush, AQ/AJ, etc. Donc nous perdrons 21 000 sur 100 parties. Soit le constat suivant : 7000 – 0 – 21 000 = - 14 000. Sur 100 parties, nous perdrons 14 000 jetons en check-callant.

Par contre, si nous misons 700 : nous pouvons dire objectivement que 40% du temps une paire moyenne suivra, nous remporterons donc 28 000 jetons sur 100 parties. 30% du temps, notre adversaire passera les mains que nous battons (quelques middle paires, les rares bluffs), et nous ne gagnerons rien, et ne perdrons rien. Les 30% du temps restant, il nous paiera ou relancera avec mieux, et nous perdrons 21 000 jetons sur le long terme. Soit le constat suivant : 28 000 – 0 – 21 000 = +7 000. Le bet-fold semble plus rentable sur le long terme.

Notez que cela dépend de la lecture de chacun, c’est pourquoi il n’y a pas de bonne réponse. Certains auraient peut-être la conviction que l’adversaire possède une flush dans plus de 50% des cas, à ce moment-là il vaudrait mieux check-fold.

Ce qu’il s’est réellement passé :

Notre héros a décidé de check-raise à 1 300 jetons au turn. Son adversaire a passé.

Merci à nos fidèles fans Facebook pour avoir tenté d’analyser cette main ; n’hésitez pas à discuter des coups comme l’ont fait Claudio Mourinho et Buffle Doux !

Main #13 : Top Paire trouvée au Turn

« La Main de la Semaine » est une rubrique stratégique qui reprend chaque semaine une situation jouée par les participants d’un grand tournoi sur bwin.fr. Tous les vendredis, vous pourrez commenter cette main sur notre page Facebook. Et chaque jeudi de la semaine suivante, une analyse non-exhaustive sera donnée ainsi que la fin du coup.

Si vous ne comprenez pas certains termes, n’hésitez pas à consulter la page Dictionnaire du blog !

Tournoi : il s’agit du SuperLundi au Buy-in de 150€ qui a eu lieu lundi soir sur bwin.fr. 428 joueurs s’étaient enregistrés, et 60 d’entre eux ont fini dans les places payées.

Blinds 15 – 30 Tapis de départ : 3000

Situation : Il s’agit seulement du deuxième niveau du tournoi. Il y a 9 joueurs à la table, et le joueur situé en MP1 (middle position) limp à 30 avec un tapis de 1845. Vous êtes juste derrière lui avec 3 345 jetons, et vous découvrez :

Cartes Privatives : A♣9♦.

Vous décidez de relancer à 120, mise que le Cut-Off paie (tapis de 4 670), tout comme le limper initial. Vous êtes donc 3 à voir le flop.

Flop : 7♣5♣2♥. Pot : 405

Le joueur MP1 check, vous faites un continuation-bet à 300, le Cut-Off paie, et MP1 fold.

Turn : A♠. Pot : 1005

Cette fois, vous décidez de checker. Le joueur au Cut-Off mise alors 225. Quelle est votre action ? Pourquoi ? Quel est votre plan pour la river ? Répondez sur notre page Facebook !

Analyse Main#12 : Brelan d'As river !

Voici l’analyse que nous vous proposons pour la main de la semaine précédente. Bien sûr, il n’existe jamais une seule bonne réponse à une main de poker. Vous trouverez dans cette analyse quelques points de réflexions qui peuvent de manière générale aider à prendre une bonne décision.

Merci à nos Fans Facebook d’avoir pris part à la discussion avec beaucoup de passion ! S'il y a un mot ou une expression que vous ne comprenez pas, n'hésitez pas à consulter le dictionnaire!

Les As mal kickés sont souvent difficiles à jouer post-flop, et ils engendrent beaucoup d’erreurs chez les joueurs peu expérimentés.

Dans cette finale Grand-Slam des GSOP-Mini au buy-in de 100€, notre héros du jour va décider de jouer un petit As assorti en position de Small Blind, malgré une relance à 50 du Cut-off.

Préflop : les As avec petits kickers assortis se révèlent parfois être de véritables petites bombes, surtout en début de tournoi lorsque les tapis sont profonds. Cependant, en s’engageant avec ce type de main, il faudra être prudent post-flop d’autant plus lorsqu’on agit hors-position, comme c’est le cas pour notre héros. Rien de bien surprenant à payer la mise à 50 du Cut-Off avec un tapis de 7 000 jetons et une main qui peut trouver un monstre. Lorsque la grosse blind sur-relance à 200 et que le Cut-off paie cette mise, nous (à la place du héros) avons 150 à mettre dans un pot de 450, soit une belle cote de 3 contre 1. Le plus important est que nos deux adversaires ont des tapis qui nous couvrent, donc nous jouons avec une profondeur de 7 000 de tapis effectif (350bb), une belle cote implicite. Il est donc logique de payer.

Flop : A♥2♠6♠. Bingo ! On a trouvé la top paire ! Mais en fait, pas de quoi se réjouir pour autant. Si le Cut-off ne représente pas énormément de force avec une relance à 50, la Big Blind peut très bien se retrouver avec un bon As de par son action préflop. Mais il reste aussi des paires, voire quelques bluffs. Inutile de miser « pour info » ici, nous obtiendrons autant d’indices en checkant et en regardant l’action de la Big Blind et du Cut-Off tout en économisant des jetons. Après notre check, la Big Blind mise 450 dans 600. Cela peut tout à fait être un vulgaire continuation-bet, même si la plupart des joueurs ne s’y risquent pas face à 2 adversaires. Mais le Cut-off paie la mise ! Ici, nous obtenons plusieurs informations importantes sur la range de nos adversaires. La Big Blind mise face à deux joueurs après avoir 3-bet préflop : cela est signe de force, même s’il est encore possible qu’elle tente un continuation-bet. Bien que la Big-Blind montre de la force et qu’il reste la Small Blind à parler derrière, le Cut-Off paie la mise ! Cela prouve aussi une certaine force ; il peut être entré avec un As (dans ce cas sûrement bien mieux kické que le notre s’il n’a pas déjà fait double paire avec A2), une paire (peu probable, il aurait sûrement abandonné au flop, ou relancé avec un brelan) ou un tirage couleur (avec K♠Q♠, K♠J♠, T♠9♠ etc). Ici, nous n’avons que Top Paire sans kicker face à 2 joueurs qui montrent un grand intérêt pour le pot. Nous aurions préféré un tirage couleur max avec pourquoi pas un tirage quinte. Nous avons perdu que 200, il est presque certain que nous ne prendrons pas un des tapis adverses, nous pouvons fold sans regret. Si on n’est pas encore sûr des signaux envoyés par nos adversaires, payons pour voir leur action au turn ; mais en aucun cas il faut relancer. Notre héros paie.

Turn : T♣. Cette turn n’apporte vraisemblablement pas grand-chose. Nous restons donc sur la même logique qu’au flop, check. Cette fois, la Big Blind checke aussi et semble abandonner le coup après un continuation-bet raté. Ou alors, elle prépare un check-raise. Ici, c’est le Cut-Off qui mise 1 400 dans un pot de 1 950. Il aurait probablement checké aussi avec un tirage couleur dans le but d’obtenir une carte gratuite ; mais il peut aussi bien le jouer de façon agressive. Il peut aussi miser avec un As fort de type AK-AQ-AJ voire AT qui aurait trouvé double-paire, pour se protéger et prendre de la value sur un tirage couleur. Dans ce cas-là, nous n’avons vraiment plus rien à faire dans ce coup, d’autant que la Big Blind prépare peut-être un check-raise. Notre héros décide quand même de payer, et la grosse blind passe.

River : A♠. Cette carte peut paraître belle, mais il s’agit en fait d’une très mauvaise carte. Toutes les mains que nous battions jusqu’à présent (tirages couleur) viennent d’améliorer. Les mains qui nous battaient déjà nous battent toujours. Il ne nous reste plus qu’à checker et folder. Payer au turn était déjà une grosse erreur, inutile de s’enfoncer en engageant son tournoi sur cette main.

Ce qu’il s’est réellement passé :

Après le check de notre héros à la river, le Cut-Off a misé 3 000 dans un pot de 4 150. Notre héros a décidé d’engager son tapis, que son adversaire s’est empressé de payer avec A♣T♠.

Merci à nos fans Facebook pour leurs réflexions ; et bravo à Claudio Mourinho ainsi qu’à Buffle Doux pour leurs belles analyses détaillées !

Main #12 : Brelan d'As river !

« La Main de la Semaine » est une rubrique stratégique qui reprend chaque semaine une situation jouée par les participants d’un grand tournoi sur bwin.fr. Tous les vendredis, vous pourrez commenter cette main sur notre page Facebook. Et chaque jeudi de la semaine suivante, une analyse non-exhaustive sera donnée ainsi que la fin du coup.

Si vous ne comprenez pas certains termes, n’hésitez pas à consulter la page Dictionnaire du blog !

Tournoi : Il s’agit de la Finale Grand-Slam des GSOP-Mini au buy-in de 100€ qui a eu lieu dimanche soir sur bwin.fr. Un beau field de 268 joueurs était inscrit, et 40 d’entre eux était payés.

Blinds 10-20, tapis de départ : 10 000

Situation : le tournoi vient de commencer, et il y a 9 joueurs à la table de notre héros. Le joueur au Cut-off possède un tapis de 9 280, et relance à 50. Vous êtes à la place de notre héros avec un tapis de 7 000 jetons, et vous découvrez :

Cartes privatives : A♦5♦

Depuis la Small Blind, vous décidez de payer. Mais le joueur en Grosse blind relance à 200 (tapis 9 200), mise que paie le Cut-off, et vous l’imitez.

Flop : A♥2♠6♠ ; pot = 600

Vous checkez. La Grosse Blind mise 450, le Cut-off paie, et vous aussi.

Turn : T♣ ; Pot = 1 950

Vous checkez une nouvelle fois. Cette fois, la Grosse Blind checke, et c’est le cut-off qui mise 1 400. Vous payez, et la Grosse Blind passe.

River : A♠ ; Pot = 4 150

Vous checkez une dernière fois, et le Cut-Off mise 3 000. Il vous reste 4960 en tout. Qu’elle est votre action ? Et pourquoi ? Répondez sur notre page Facebook ! Une analyse de la main vous sera proposée dès le jeudi 6 janvier 2011 ;) .

Analyse main #11 : tirage quinte et flush au turn

Voici l’analyse que nous vous proposons pour la main de la semaine précédente. Bien sûr, il n’existe jamais une seule bonne réponse à une main de poker. Vous trouverez dans cette analyse quelques points de réflexions qui peuvent de manière générale aider à prendre une bonne décision.

Merci à nos Fans Facebook d’avoir pris part à la discussion avec beaucoup de passion ! S'il y a un mot ou une expression que vous ne comprenez pas, n'hésitez pas à consulter le dictionnaire!

Encore une main où il est difficile de prendre la bonne décision sereinement ; une fois de plus, ce spot semble très close.

Préflop : Après une relance à 80 du joueur UTG et un call d’un autre en milieu de parole sur les blinds 10-20, notre héros paie au Cut-off avec Q♥J♥ . C’est une décision logique ; les tapis étant profond en début de tournoi, jouer une main connectée assortie en position ne représente pas un grand risque et peut rapporter gros. Bien sûr, il faut garder à l’esprit qu’on ne s’enflammera pas avec une simple top paire face à plusieurs joueurs en début de tournoi. La force de notre main réside dans le fait de toucher un monstre, typiquement une quinte ou une couleur. Le bouton et les blinds complètent, et nous sommes donc 6 à voir le flop.

Flop : 4♦9♥A♥ . Nous venons de toucher un bon flop pour notre main avec un tirage couleur. Les blinds checkent, UTG mise 80 dans 480, et le joueur en middle paie. Il est hors de question de passer ici. Maintenant, vaut-il mieux relancer ou simplement payer ? Avec une mise à 80 et un simple call, les deux premiers joueurs ne représentent pas grand-chose. Un As faible qui ne veut pas prendre de risque face à 5 joueurs, un 9, ou un tirage.

Avec une très bonne main, l’un des deux aurait dû miser très cher (3/4 pot au moins) pour protéger sa main. On pourrait donc tenter un semi-bluff en sur-relançant. Cela aurait l’avantage de nous faire remporter le pot assez souvent, ou nous permettrait de trouver une couleur en défense. Ici, je préfèrerais tout de même un simple call. Avec 80 à mettre dans un pot de 640, nous avons largement la cote du pot pour payer. Mais surtout, finalement on ne connait pas la force des joueurs dans les blinds. Si la Small Blind a trouvé un brelan de 4, cela aurait du sens de check-raiser face à 5 adversaires. Et ce serait une véritable catastrophe pour nous si nous relancions à 400, pour voir un joueur dans les blinds nous revenir dessus à tapis ! Or, si nous nous contentons de payer et que l’un des joueurs en blind sur-relance, nous aurions tout de même une bonne cote si un autre joueur payait. Ou alors, un fold envisageable si un autre joueur faisait tapis par-dessus. Bref, notre décision en serait facilitée.

Notre héros paie, et le bouton relance… à 160 ! Cette mise ne représente pas grand-chose si ce n’est de la faiblesse, au même titre que les premières mises à 80. Un tirage couleur, un petit As ou une paire moyenne. Cela a le mérite de faire passer les blinds, et UTG et Middle paient. Nous avons donc un call facile avec 80 à mettre dans 1 060.

Turn : T♠ .

Voilà que nous trouvons maintenant un tirage quinte en plus de notre flush draw ! Mais le joueur UTG mise 1 120, soit le pot ! Alors que le joueur en middle passe instantanément, c’est à notre héros de parler.

Il est temps de reconsidérer la situation. A ce moment-là, il n’y a plus qu’UTG, nous, et le bouton dans le coup. Tout d’abord, regardons la cote du pot. Nous devons mettre 1 120 dans 2 240… Facile à calculer, nous avons une cote de 2 contre 1. Nous jouons théoriquement tous les cœurs, les 8 et les Rois, ce qui nous fait 15 outs, soit environ 30% de chance de gagner le coup. Nous avons donc tout juste la cote pour payer ! De plus, si on trouve notre carte miracle à la river, nous devrions prendre assez souvent les 1 000 jetons restants à notre adversaire.

Faire tapis ici n’aurait en fait aucun sens. Faire passer le joueur au bouton ? Pourquoi ? S’il n’a pas une main assez forte, il passera de toute façon. S’il a aussi un tirage couleur, il sera tenté de payer étant donné la cote du pot ; et la plupart du temps il aura un tirage inférieur au notre ! S’il a une main de type AQ, tant mieux s’il a la bonne idée de se joindre à nous, notre cote du pot en sera meilleure ! Les fois où il améliorera, nous n’aurons rien d’autre que Q haut à la river. En plus, s’il a un brelan, il ne passera pas quoiqu’il arrive… Enfin, notre plan est simple. Nous payons avec la cote du pot qui nous est offerte. Que l’on touche ou pas à la river, nous avons fait un move rentable sur le long terme. Si on touche, on gagnera de l’argent (puisque souvent notre adversaire mettra ses jetons restants). Si on ne touche pas, on sera EV0, et on aura plus qu’à passer notre main à la river en conservant nos jetons restants.

Mais… oui, il y a toujours un mais. Cela est dans le cas magnifique où notre héros est en tête à tête face à UTG ! Le problème ici, est qu’il reste le bouton à parler ! Et ce n’est pas tout… Ne manque-t-il pas quelque chose dans cette analyse ? Nous n’avons pas passé en revue les ranges adverses. Commençons par UTG. Il représente de la faiblesse au flop en misant 80 seulement, et en payant 80 supplémentaires. D’un seul coup, il mise pot au turn ! Les scénarios probables : il avait une paire de Dix et a touché un brelan au turn. Il avait AT et a trouvé double paire, tout comme avec T9. Dans tous ces cas, notre équité avec Q♥J♥ n’est plus si bonne. En effet, nous pourrions trouver un cœur à la river qui lui donnerait full ! Assurément, avec ces mains probables, notre adversaire nous enlève des outs (1 ou 2), et notre cote qui était tout juste bonne, devient défavorable sur le long terme. Pire ! Il reste le bouton à parler ! Etant donné son action au flop, il est très susceptible d’avoir lui aussi un tirage couleur et de nous enlever des outs. Imaginez s’il possède K♥T♥ !

La décision entre le call et le fold est donc très close. Ce qui ferait pencher vers un fold, c’est le fait que nous sommes en tournoi, et non en cash-game. En tournoi, ce qui compte avant tout est de conserver ses jetons. Comme le dit le corolaire « les jetons gagnés en tournoi ont plus de valeur que les jetons perdus ». Alors qu’en Cash-Game, seule la bonne décision sur le long terme importe, quel que soit le résultat.

Ce qu’il s’est réellement passé :

Notre héros a passé et le joueur UTG a remporté le pot de 1 120.

Merci à tous nos fans Facebook pour leurs réflexions, et félicitations entre-autres à Thibaud Le Yondre et Buffle Doux pour leur analyse.

Main #11 : Tirage quinte et flush au turn

« La Main de la Semaine » est une rubrique stratégique qui reprend chaque semaine une situation jouée par les participants d’un grand tournoi sur bwin.fr. Tous les vendredis, vous pourrez commenter cette main sur notre page Facebook. Et chaque jeudi de la semaine suivante, une analyse non-exhaustive sera donnée ainsi que la fin du coup.

Si vous ne comprenez pas certains termes, n’hésitez pas à consulter la page Dictionnaire du blog !

Tournoi : il s’agit de l’Event #15 des GSOP-Mini au buy-in de 20€ qui a eu lieu dimanche soir sur bwin.fr. Au total, 552 joueurs étaient enregistrés et 82 d’entre eux étaient payés. Cependant, il s’agit du tout début de tournoi et on ne déplore aucun éliminé pour le moment.

Blinds 10-20, tapis de départ : 2 500

Situation : il y a 9 joueurs à la table, et seules 6 mains ont été jouées. Notre héros ne connait donc aucun de ses adversaires. Vous êtes à sa place avec un tapis de 2 770 et vous êtes assis au Cut-off. Erwrac est UTG avec un tapis de 2 500, et relance à 80. Pappyfredo paie en milieu de parole, et vous découvrez :

Cartes privatives : Q♥J♥

Vous payez les 80, et gamasono au bouton vous imite (avec 2 830), tout comme cannes80 en Small Blind avec 2 430 et thec4ge en Big Blind avec 2 400.

Flop : 4♦9♥A♥ , pot 480

Les blinds checkent, et erwrac mise 80, Pappyfredo paie, vous payez aussi. Gamasono sur-relance à 160, ce qui entraine le fold des blinds, mais le call des autres joueurs dont vous-même.

Turn : T♠ , pot 1 120

Là, erwrac mise 1 120 ! Pappyfredo abandonne rapidement, et c’est à vous de parler.

Que faites-vous avec votre tapis de 2 530, et avec gamasono à parler derrière vous ? Pourquoi ? Répondez sur notre page Facebook !

Analyse Main #10 : Paire de Dames avec un As au flop

Voici l’analyse que nous vous proposons pour la main de la semaine précédente. Bien sûr, il n’existe jamais une seule bonne réponse à une main de poker. Vous trouverez dans cette analyse quelques points de réflexions qui peuvent de manière générale aider à prendre une bonne décision.

Merci à nos Fans Facebook d’avoir pris part à la discussion avec beaucoup de passion ! S'il y a un mot ou une expression que vous ne comprenez pas, n'hésitez pas à consulter le dictionnaire!

Je dois avouer que cette main n’est pas des plus faciles à analyser. Plusieurs paramètres entrent en compte pour prendre la bonne décision, mais les signaux envoyés par l’adversaire sont contradictoires. Tentons une analyse et tirons les conclusions après cela.

Préflop : Sur les blinds 125-250, notre adversaire en Small Blind complète alors qu’il possède un tapis de 9 000 (36bb). Nous sommes de Grosse Blind avec un tapis de 5 200 (21bb), nous ouvrons Q♥Q♦ , et nous relançons à 1 000.

Cette première action est légitime. Nous avons une main très forte, et avec seulement 21bb, notre seul souhait et de tout mettre au milieu le plus rapidement. De plus, nous serions susceptibles de réaliser cette action avec énormément de mains, puisque généralement un limp depuis la Small Blind indique de la faiblesse, et nous jouerons en position tout le reste du coup. Faire directement tapis dans cette situation n’aurait pas trop de sens ; nous avons une main très forte et beaucoup de mains faibles chez l’adversaire connecteront souvent le flop nous permettant ainsi de prendre un gros pot. Il y aura un As et/ou un Roi au flop qu’une fois sur 3 environ ; et nous gagneront tout de même un bon pourcentage du temps à l’abattage.

Flop : 9♣A♦J♠ . Oups, notre prière « allez, pas d’As ni de Roi au flop pour que je puisse partir à tapis sereinement ! » (je sais que c’est ce que vous pensez à chaque fois dans une telle situation) n’a pas été exhaussée. Pire, notre adversaire ouvre directement à hauteur du pot pour 2 425 ! Sachant qu’il nous reste 4 200 jetons, devons-nous passer ou engager notre tournoi ?

Si on analyse le coup, voilà ce qui saute aux yeux de prime abord : l’adversaire a montré de la faiblesse en limpant préflop, et le voilà qu’il donkbet et s’engage à payer notre tapis (pot committed) sur un flop plutôt inoffensif pour une grosse main. Cela semble montrer de la faiblesse.

D’un autre côté, il y a quelque chose d’anormal. Nous représentons nous même de la force préflop, et ce flop avec un As est parfaitement dans notre range. Notre adversaire prendrait alors un gros risque en s’engageant sur un flop qui semble nous correspondre !

Une dernière chose à analyser, c’est la range adverse. Il peut très bien avoir trouvé son flop avec QT par exemple, KJ, JT, T8 etc, que des mains que nous battons. Mais il peut aussi posséder un As dans sa range avec lequel il aurait préféré limper pour ne pas se faire sur-relancer à tapis préflop, et ne pas pouvoir payer avec un As faible. Mais dans ce cas, quel intérêt aurait-il à miser si cher au flop puisque très souvent son adversaire ne pourra faire rien de mieux que de passer, sauf s’il a un As lui-même ? Il aurait tout intérêt à checker pour laisser bluffer les mains qu’il bat et revenir à tapis par-dessus…

Là est toute la difficulté de cette main. Plusieurs paramètres nous incitent à engager notre tournoi, et plusieurs autres nous obligent à passer. Etant donné que nous n’avons pas plus d’informations sur notre adversaire, le fold semble préférable même si la logique nous fait penser que nous sommes peut-être devant (pourquoi miserait-il ici avec un As ?).

Ce qu’il s’est réellement passé :

Notre héros a décidé d’engager son tournoi en faisant tapis. Son adversaire a payé dans l’instant avec… A♣7♦ et a remporté le pot !

Pour argumenter le fait qu’il faille passer, laissez-moi vous retranscrire une discussion que j’ai eu avec un ami passionné (ouais,ouais, je vais raconter ma vie). Peut-être que cela vous poussera à la réflexion. Je venais de faire tapis avec QJ depuis la grosse blind avec 18 big blind en fin de tournoi sur une relance du bouton. Alors que la relance standard était de 2 - 2,5 bb, mon adversaire avait étrangement relancé de 4 bb ! Bien que mon tapis de seulement 18bb risquait de ne pas le faire fuir souvent, ma réflexion était que s’il avait une réelle main, il aurait effectué une relance standard pour encourager un resteal, et que, par conséquent, miser aussi cher était plutôt un signe de faiblesse. Je le voyais alors sur une petite paire ou un jeu faible qu’il aurait pu passer, ou payer auquel cas mon équité restait bonne avec QJ. Mais ce dernier m'a payé dans la seconde avec AQ ! Je dois dire que j’ai été très surpris. Là, après avoir trouvé mon Valet river (le talent Messieurs Dames), mon ami me dit « mais t’avais pas de fold-equity fish ! » (sisi, il s’agit d’un ami). Ce à quoi je répondis : « mais… Depuis quand on relance 4bb au bouton en fin de tournoi avec AQ aussi… » Et là il me scia : « depuis que tu penses que tout le monde joue comme un pro… ».

Outre le fait de montrer qu’il arrive à tout le monde de faire des moves tendancieux, cet exemple illustre que notre logique, bien que bonne, n’est que relative au niveau de réflexion adverse. C’est pourquoi il est préférable de ne pas prendre de risque sans avoir de reads particuliers sur l’adversaire… Même si en tournoi les joueurs n’ont généralement pas suffisamment de temps pour obtenir une connaissance parfaite des adversaires, et doivent souvent faire sans !

Main #10 : paire de Dames avec un As au flop

« La Main de la Semaine » est une rubrique stratégique qui reprend chaque semaine une situation jouée par les participants d’un grand tournoi sur bwin.fr. Tous les vendredis, vous pourrez commenter cette main sur notre page Facebook. Et chaque jeudi de la semaine suivante, une analyse non-exhaustive sera donnée ainsi que la fin du coup.

Si vous ne comprenez pas certains termes, n’hésitez pas à consulter la page Dictionnaire du blog !

Tournoi : il s’agit de l’Event #9 des GSOP-Mini sur bwin.fr à 10€ Short-Handed. Il y a 487 joueurs inscrits et 68 seront payés pour 27,50€ au moins. Il reste 100 joueurs et le tapis moyen est de 12 175.

Blinds 125 – 250 antes 25

Situation : Il y a 6 joueurs à la table. Bonniesz est au bouton et limp depuis la Petite Blind à 250 avec son tapis de 9000 jetons. Vous êtes à la place de hammond63 en Grosse Blind avec un tapis de 5200, et vous découvrez :

Cartes privatives : Q♥Q♦

Légitimement, vous optez pour un 3-bet à 1 000. Votre adversaire vous paie, et vous êtes deux à voir le flop.

Flop : 9♣A♦J♠ ; pot 2 425

Là, bonniesz mise directement 2 125 ! Alors qu’il vous reste 4 230, qu’elle est votre action ? Et pourquoi ? Répondez sur notre page Facebook !

Analyse main 9 : KQ face à un tapis préflop

Voici l’analyse que nous vous proposons pour la main de la semaine précédente. Bien sûr, il n’existe jamais une seule bonne réponse à une main de poker. Vous trouverez dans cette analyse quelques points de réflexions qui peuvent de manière générale aider à prendre une bonne décision.

Merci à nos Fans Facebook d’avoir pris part à la discussion avec beaucoup de passion ! S'il y a un mot ou une expression que vous ne comprenez pas, n'hésitez pas à consulter le dictionnaire!

Cette main n’est pas aussi facile qu’elle en a l’air ! Elle aura au moins le mérite de vous avoir fait réfléchir un petit moment. Remémorons-nous l’action : un short-stack qui vient juste de doubler refait tapis à 1 800 sur des blinds 125-250 antes 25. Vous vous retrouvez au Cut-Off avec un tapis de 8 700 et K♦Q♠ en main. Après vous, il y reste 3 joueurs à parler. L’un possède 8 300 au bouton, la Small Blind 24 400 en petite blind, et la grosse blind a 20 700 jetons. Devez-vous payer le tapis adverse ? Passer ? Sur-relancer, à combien ?

C’est une situation assez « close » ; toutes les propositions semblent se valoir. Mais examinons le coup plus en détail avant de prendre notre décision. Premièrement, le short-stack vient de doubler avec une poubelle (K4). Cela nous pousse à croire que cette fois-ci, il a une vraie main. Etant donné l’image qu’il risque d’avoir après avoir montré une poubelle au showdown, il n’aurait pas intérêt à refaire tapis avec n’importe quoi. Mais cela reste une supposition. En effet, il a doublé certes, mais il ne possède que 7 Big Blinds malgré tout ! Sa position demeure inchangée ; il est dans l’urgence et va vite devoir envoyer son tapis. A partir de ce premier constat, on peut établir une range à notre adversaire. Toutes les paires, tous les As, plusieurs suited connectors et la plupart des broadways, soit 30% environ. K♦Q♠ est légèrement favori face à cette range, on est presque en coin-flip. Cette première donnée n’est pas tellement réjouissante ; KQo se comporterait bien mieux face à la range adversaire en bataille de blind par exemple.

Et d’un autre côté, il reste encore 3 autres joueurs à parler dont deux gros tapis ! Ceux-là n’auront aucun mal à nous exclure du coup si on paie, en revenant sur nous à tapis pour nous mettre la pression. D’ailleurs, ils n’auraient pas forcément besoin d’une main premium pour le faire ! Payer simplement le tapis adverse n’est donc pas une bonne solution.

Il reste donc la sur-relance et le fold. Si on sur-relance les 1 800 avec notre tapis de 8 700, on sera vraisemblablement pot-committed, on ne pourra pas passer notre main quoiqu’il arrive ; autant faire tapis directement pour isoler le short-stack. Le problème, c’est que nous sommes déjà à coin-flip face à la range de notre adversaire. Si à cela on ajoute les chances pour que l’un des 3 autres joueurs qui restent à parler après nous retourne une main premium pour nous sortir, le push parait EV-, pas rentable sur le long terme.

A une autre position à la table, notre décision aurait pu être toute autre. Mais dans ce cas, le fold semble plus approprié.

Ce qu’il s’est réellement passé

Notre héros a payé avec K♦Q♠ , et les autres joueurs ont passé. Le short-stack a retourné A♦T♦ et a remporté le coup grâce à un board 6♠3♦2♠ 5♣ A♠ .

Merci à nos Fans Facebook pour leurs réflexions, vous auriez été nombreux à prendre la « bonne » décision. Félicitations notamment à Florant Languille, Pouge Nom et Buffle Doux pour leur analyse précise !

Rendez-vous demain pour une nouvelle situation stratégique !

Main #9 : KQ face à un tapis préflop

« La Main de la Semaine » est une rubrique stratégique qui reprend chaque semaine une situation jouée par les participants d’un grand tournoi sur bwin.fr. Tous les vendredis, vous pourrez commenter cette main sur notre page Facebook. Et chaque jeudi de la semaine suivante, une analyse non-exhaustive sera donnée ainsi que la fin du coup.

Si vous ne comprenez pas certains termes, n’hésitez pas à consulter la page Dictionnaire du blog !

Tournoi : il s’agit du GSOP-Mini Event #1 à 20€ joué le 28 novembre sur bwin.fr. 575 joueurs ont été enregistrés, et il y en aura 82 In the Money. Il reste 150 joueurs.

Blinds 125 – 250 antes 25 ; average 9 583.

Situation : Il y a 9 joueurs à Table. missouk vient juste de doubler son petit tapis dans le coup précédent ; il a fait tapis avec K4 et a été payé par QJ. Sa main a tenu. Une fois encore, il fait tapis directement pour 1 800 jetons alors qu'il est le troisième joueur à parler. Tout le monde passe jusqu'à notre héros (lolotaz) au Cut-Off, qui découvre :

Cartes privatives : K♦Q♠

Vous êtes à la place de lolotaz avec un tapis de 8 700. Derrière vous, il y a Shivatmaja avec 8 300 jetons, elgabinch60 avec 24 400, et maxpopps avec 20 700. Quelle est votre action ? Pourquoi ? Répondez sur notre page Facebook !

Analyse Main #8 : AK face à une sur-relance

Voici l’analyse que nous vous proposons pour la main de la semaine précédente. Bien sûr, il n’existe jamais une seule bonne réponse à une main de poker. Vous trouverez dans cette analyse quelques points de réflexions qui peuvent de manière générale aider à prendre une bonne décision.

Merci à nos Fans Facebook d’avoir pris part à la discussion avec beaucoup de passion ! S'il y a un mot ou une expression que vous ne comprenez pas, n'hésitez pas à consulter le dictionnaire!


Préflop :
C.THUMY relance du minimum à 320 et c’est à vous de parler en middle position avec 4 780. Vous découvrez A♦K♦ , et vous décidez de simplement payer.

Commençons par cette première action. Avec votre tapis de 4 780 jetons sur des blinds 80 - 160, vous possédez en réalité 30 Big Blind. Avec un tel tapis lorsque vous découvrez AK, généralement, vous n’avez qu’un seul souhait ; celui de partir à tapis préflop. Votre seul souci après la relance d’UTG est de savoir comment rentabiliser au mieux votre main ! Si vous connaissez C.THUMY comme un joueur tight, vous pouvez être tenté de jouer la prudence étant donné sa range possible UTG (probablement 88+ et AJs+). Quand bien même, AK se comporte très bien face à cette range. Ici, vous pouvez relancer à 920. Cette sur-relance sera suffisante pour ne pas vous retrouverez à plusieurs joueurs au flop, et vous prendrez souvent le pot préflop. Si vous êtes payés, le pot sera encore assez petit pour placer un continuation bet, relance à tapis, ou faire un autre move.

Si vous payez ici, c’est peut-être pour envisager un New-York Back Raise. Cette action consiste à simplement flat-caller une relance, pour inciter un autre joueur agressif à sur-relancer, et enfin lui revenir dessus avec un 4-bet. Dans ce contexte, il est tout à fait légitime de tenter ce move. Ainsi, quand 1988whatelse sur-relance à 1 225, et que C.THUMY passe, c’est le spot idéal pour revenir sur lui à tapis !

Passer reste une action envisageable… Mais très difficile avec 30 Big Blinds ! Si C.THUMY était vraiment très tight, 1988whatelse aurait alors besoin d’une main très forte pour sur-relancer, surtout après un payeur. On pourrait légitimement passer avec un tapis de plus de 40BB. Ici, on souhaite jouer le coup à fond, et si on paie simplement la relance du joueur UTG, c’est pour engager son tapis sur une sur-relance !

Ce qu’il s’est réellement passé :

Notre héros s’est contenté de payer la sur-relance de 1988whatelse. Sur le flop 6♣2♦J♣ , il a checké, et son adversaire a misé 3 600. Notre héros a passé…

Merci à nos Fans Facebook pour leurs réflexions, et félicitations à… la majorité d’entre vous qui aurait fait le bon move !

Rendez-vous demain pour une nouvelle situation stratégique ;)

Main #8 : AK face à une sur-relance

« La Main de la Semaine » est une rubrique stratégique qui reprend chaque semaine une situation jouée par les participants d’un grand tournoi sur bwin.fr. Tous les vendredis, vous pourrez commenter cette main sur notre page Facebook. Et chaque jeudi de la semaine suivante, une analyse non-exhaustive sera donnée ainsi que la fin du coup.

Si vous ne comprenez pas certains termes, n’hésitez pas à consulter la page Dictionnaire du blog !

Tournoi : il s’agit du Cercle de dimanche dernier au buy-in de 350€ sur bwin.fr. Il y avait 19 joueurs et seuls 3 étaient payés. Il en reste 15.

Blind 80 – 160 ; average 11 875

Situation : il y a 8 joueurs à la table, C.THUMY qui est UTG+1 minraise à 320. UTG+2 fold, et l’action est à vous (à la place de LLRC). Avec un tapis de 4 780, vous découvrez vos cartes.

Cartes privatives : A♦K♦

Vous décidez de simplement payer. 1988whatelse, qui est juste après vous, décide de relancer à 1 225 avec son tapis de 13 805. Vous savez ce joueur plutôt actif ; il a remporté un gros pot avec 8♣6♣ plus tôt dans le tournoi. Cependant, il a plutôt rarement sur-relancé préflop. Tout le monde passe, et UTG+1 aussi. C’est à vous de jouer. Qu’elle est votre action ? Et pourquoi ? Répondez sur notre page Facebook !

Analyse Main #7 : TopPaire bon kicker river face à deux joueurs

Voici l’analyse que nous vous proposons pour la main de la semaine précédente. Bien sûr, il n’existe jamais une seule bonne réponse à une main de poker. Vous trouverez dans cette analyse quelques points de réflexions qui peuvent de manière générale aider à prendre une bonne décision.

Merci à nos Fans Facebook d’avoir pris part à la discussion avec beaucoup de passion ! S'il y a un mot ou une expression que vous ne comprenez pas, n'hésitez pas à consulter le dictionnaire!

Préflop : Suite à la relance à 1,300 d’un joueur UTG et à un call de la petite blind, vous (bbelyot) décidez de compléter en grosse blind avec A♣J♥ .

Ici, vous possédez un tapis de 9,500 sur des blinds 250-500, soit 19 Big Blinds. Un tapis de cette taille est généralement difficile à manœuvrer post-flop, c’est pourquoi il est préconisé d’être agressif préflop avec un tel tapis. A♣J♥ est d’autant plus une main difficile à jouer que vous faites face à un relance d’UTG et que vous serez hors-position tout le reste du coup. Cela étant dit, vous vous retrouvez dans un excellent spot pour « squeezer » à tapis, à condition de connaître la fréquence d’ouverture d’UTG. S’il n’est pas tight, AJ se comportera très bien face à sa range. Dans cette position, vous pouvez même faire passer AQ puisqu’UTG se retrouvera en difficulté avec un autre joueur à parler derrière lui.Ce même joueur ne représente pas énormément de force puisqu’il se contente de payer la relance.

Mais dans ce cas, nous n’avons pas d’informations supplémentaires sur les joueurs. Alors, passer AJ ici n’est pas une mauvaise option ; vous avez beaucoup de reverse odds à payer une relance UTG (c’est-à-dire que vous avez plus d’argent à perdre qu’à gagner sur le long terme face à une range standard d’UTG ; surtout lorsque vous trouverez votre flop).

Notre héros décide de payer, certainement dû à la cote explicite qui lui était proposée.

Flop : A♠4♥Q♠ . C’est ici que cela devient intéressant et que l’on va commencer à y voir plus clair sur le jeu adverse. Le Petite Blind check et notre héros fait de même. Ici, checker est une bonne décision. Ne connaissant pas précisément la range adverse, on veut garder le pot petit, ne pas prendre de risque. Miser serait uniquement pour prendre une information, ce qui n’est jamais une bonne chose. Si un adversaire vous relance à tapis ; comment savoir s’il possède AK ou un tirage couleur ? Vous seriez obligé de passer sans en savoir plus, et en ayant perdu beaucoup de jetons.

UTG mise 2,000 dans un pot de 4,600. Cette petite mise est plutôt étrange et révélatrice du jeu adverse. Si sur un tel flop on possède AK, AQ, brelan ou n’importe quel gros jeu, on se doit de protéger sa main ; surtout face à 2 joueurs. Cette mise est plutôt faible et fait penser à un simple continuation-bet ou à une main faible qui souhaite se protéger des tirages sans pour autant faire grossir le pot.

La Petite Blind paie. Pareillement, avec un gros jeu de type double paire ou mieux, elle aurait dû relancer le continuation bet. On peut la positionner sur un tirage ou une main faible. Ici, notre position reste délicate. Nous possédons un jeu moyen et notre « read » se base que sur une mise au flop. Le pot commençant à être gros par rapport à notre tapis, il faut procéder avec prudence. Passer n’aurait pas de sens puisqu’en payant préflop, nous n’espérions pas beaucoup de meilleurs flops. Voilà pourquoi passer préflop nous aurait évité un spot difficile !

Turn : 2♥ … Qui ne change probablement rien. La situation est presque la même qu’au flop. On a un jeu moyen et le pot est gros. La Petite Blind check à nouveau, nous l’imitons pour les même raisons qu’au flop, et UTG… Check. Cela vient nous conforter dans notre read : nos deux adversaires ne sont pas très fort, mais l’un deux possède peut-être un tirage couleur. Si un pique tombe à la river, nous devrons sans doute passer.

River : 7♦ . Là encore, rien ne change. Sauf que nous possédons probablement le meilleur jeu (au vu de l’action des autres joueurs), et que les tirages quinte et couleur ne sont pas rentrés.

La Small Blind check, ce qui finit de nous conforter dans notre read. Il nous reste 6,200 jetons et le pot en fait 10,600, c’est parfait pour faire tapis ! On peut penser qu’en faisant cela, on sera payé que par mieux. Qu’elles sont les meilleures mains possibles au vu des actions adverses ? Il n’y a guère qu’AK qui aurait joué plutôt passivement la turn. Quelles sont les mains que nous battons qui pourraient nous payer ? Les As moins bien kickés, KK, KQ, voire QJ. Et oui, rendez-vous compte que l’on peut nous aussi représenter un tirage manqué !

Checker aurait le seul mérite de laisser la possibilité de bluffer à UTG. Mais on peut penser qu’il y a plus de value à faire tapis dans cette situation. Enfin, nous n’avons qu’un stack de 19BB, et il reste une cinquantaine de joueurs à éliminer avant la bulle ! Prenons le risque !

Ce qu’il s’est réellement passé :

Tous les joueurs ont checké à la river. Fombeus (SB) a retourné A♦J♦ et cml1881 (UTG) avait A♥T♣ . Fombeus et bbelyot (héros) ont donc partagé le pot.

Merci à nos Fans Facebook pour leurs réflexions, et félicitations à Pascal Dämoth pour avoir posté l'une des meilleures analyses !

Rendez-vous demain pour une nouvelle situation stratégique ;) .

Main #7 : TopPaire bon kicker river face à deux joueurs

« La Main de la Semaine » est une rubrique stratégique qui reprend chaque semaine une situation jouée par les participants d’un grand tournoi sur bwin.fr. Tous les vendredis, vous pourrez commenter cette main sur notre page Facebook. Et chaque jeudi de la semaine suivante, une analyse non-exhaustive sera donnée ainsi que la fin du coup.

Si vous ne comprenez pas certains termes, n’hésitez pas à consulter la page Dictionnaire du blog !

Tournoi : il s’agit du SuperLundi à 150€ joué le 15 novembre sur bwin.fr. 380 joueurs ont été enregistrés, et il y en aura 52 In the Money. Il reste 96 joueurs.

Blinds 250 – 500 antes 50 ; average 11 875.

Situation : il y a 9 joueurs à table, et le joueur UTG relance à 1 300 avec un tapis de 18 900. Tout le monde passe jusqu’à la Petite-Blind qui paie (tapis : 49 300). Vous êtes de grosse Blind à la place de bbelyot avec 9 500 de stack.

Cartes privatives : A♣ J♥

Vous décidez de compléter votre Big Blind.

Flop : A♠ 4♥ Q♠ ; pot = 4 600

Fombeus de Petite Blind check, vous faites de même, mais cml1881 (UTG) mise 2 000. Fombeus paie, et vous l’imitez.

Turn : 2♥ ; pot = 10 600

Tous les joueurs décident de checker.

River : 7♦ ; pot = 10 600.

Fombeus check à nouveau et c’est à vous de parler. Vous avez 6 200 jetons devant vous et il reste un joueur à parler après vous. Quelle est votre action, et pourquoi ? Répondez sur notre page Facebook !

Analyse Main #6 : Top Paire Top Kicker face à un donkbet tapis

Voici l’analyse que nous vous proposons pour la main de la semaine précédente. Bien sûr, il n’existe jamais une seule bonne réponse à une main de poker. Vous trouverez dans cette analyse quelques points de réflexions qui peuvent de manière générale aider à prendre une bonne décision.

Merci à nos Fans Facebook d’avoir pris part à la discussion avec beaucoup de passion ! S'il y a un mot ou une expression que vous ne comprenez pas, n'hésitez pas à consulter le dictionnaire!

Préflop : vous décidez de relancer en milieu de parole à 1 800 sur des blinds 300-600 antes 60 avec un tapis de 36 190 et A♣ Q♦ en main. Cette action est légitime ; vous avez une main forte et vous devez relancer préflop pour la protéger et prendre de la value sur les mains adverses. Un raise à 1 800 est un peu cher ; en fin de tournoi sur des blinds hautes, une relance à 2,5 BB est toute aussi dissuasive. Une mise de 1 500 aurait été correcte ; mais c’est un détail.

Seul ATTILIUS vous paie depuis la Big Blind avec un tapis de 24 375 (40BB) ; vous n’avez pas d’information sur lui.

Flop : 7♦ 9♣ Q♠ . Alors que le pot fait 4 440, votre adversaire fait directement tapis pour ses 23 775 jetons ! Vous avez Top-paire Top kicker, faut-il payer ou passer ?

Passer : plusieurs points raisonnables pourraient nous pousser à passer. Nous avons engagé seulement 3 Big Blinds dans le coup, et nous en risquons une quarantaine avec « seulement » Top Paire Top Kicker. De plus nous avons un stack vraiment confortable pour attendre un meilleur spot.

Payer : le problème dans ce coup est que notre adversaire ne représente rien. Comme l’ont très bien dit quelques-uns de nos fans Facebook, si notre adversaire possédait les mains qui nous battent (AA, KK, QQ, 99, 77 voire Q9, Q7 et 97), il serait vraiment étrange qu’il fasse directement tapis, cela aurait pour seul but de nous faire fuir. Si on possédait AJ, AT ou une paire inférieure à la Dame ? « Easy fold ». Avec QJ, QT voire KQ, on peut vraiment être tenté de passer, certains sont même prêts à le faire avec AQ. Il ne prendrait donc aucune value avec un monstre.

De même, le board est assez peu connecté. A part un tirage quinte seulement possible avec JT (dans notre panel de main), il ne craindrait pas de laisser une carte gratuite, et pourrait même envisager un check-raise.

Vraiment, notre adversaire ne représente pas grand-chose si ce n’est un arrachage, ou alors un tirage quinte qui veut maximiser sa fold-equity. Bien que notre cote du pot ne soit pas très bonne (environ 1,2 contre 1), notre adversaire bluffera bien plus de 50% du temps dans ce spot. Enfin, il reste 195 joueurs pour 82 payés, nous n’avons aucune raison de ne pas prendre de risque ici. Nous pouvons payer.

Ce qu’il s’est réellement passé :

KKoueTT78 a décidé de payer le tapis adverse. ATTILIUS montrait une paire d’As et remportait le pot. Notez que, malgré ce résultat, KKoueTT78 a eu raison de payer sur le long terme. Dans un cas comme celui-ci, il y aura très rarement une meilleure main en face. Son adversaire a tout simplement fait tapis en espérant qu’il ait touché une Dame au flop ; c’est aussi une façon non-profitable de jouer contre les statistiques. Ici, KKoueTT78 n’avait que 20% de chance environ de toucher une Dame ou le dernier As au flop. Son adversaire a compté sur ces 20%.

KKoueTT78 est sorti 127ème et ATTILIUS a terminé 15ème pour 98€.

Merci à nos Fans Facebook pour leurs réflexions, et félicitations à Florent Languille et Thibault Le Yondre pour avoir posté l'une des meilleures analyses !

Rendez-vous demain pour une nouvelle situation stratégique ;) .

Main #6 : Top Paire Top Kicker face à un donkbet tapis

« La Main de la Semaine » est une rubrique stratégique qui reprend chaque semaine une situation jouée par les participants d’un grand tournoi sur bwin.fr. Tous les vendredis, vous pourrez commenter cette main sur notre page Facebook. Et chaque jeudi de la semaine suivante, une analyse non-exhaustive sera donnée ainsi que la fin du coup.

Si vous ne comprenez pas certains termes, n’hésitez pas à consulter la page Dictionnaire du blog !

Tournoi : il s’agit du Dimanche Deepstack à 20€ sur bwin.fr auquel 582 joueurs ont participé. Il y aura 82 payés, et il reste 195 joueurs.

Blinds 300 – 600 antes 60 ; average 29 846

Situation : il y a 9 joueurs à la table, et les deux joueurs premiers de parole passent. C’est à vous de parler à la place de KKoueTT78.

Cartes privatives : A♣ Q♦

Vous décidez de relancer à 1,800 avec votre tapis de 36 190 et seul ATTILIUS paie en grosse blind. Ce joueur possède un tapis de 24 375 et vous n’avez pas beaucoup d’historique avec lui.

Flop : 7♦ 9♣ Q♠

ATTILIUS, qui est donc premier de parole au flop, envoie directement tapis ! Vous avez Top Paire Top Kicker, quelle est votre action, et pourquoi ?

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Analyse Main #5 : Paire de 5 au WPT d’Amnéville

Voici l’analyse que nous vous proposons pour la main de la semaine précédente. Bien sûr, il n’existe jamais une seule bonne réponse à une main de poker. Vous trouverez dans cette analyse quelques points de réflexions qui peuvent de manière générale aider à prendre une bonne décision.

Merci à nos Fans Facebook d’avoir pris part à la discussion avec beaucoup de passion ! S'il y a un mot ou une expression que vous ne comprenez pas, n'hésitez pas à consulter le dictionnaire!

Préflop : Un joueur avec un tapis de 52,000 relance à 5,000 depuis la position UTG. Le joueur UTG +2 sur-relance alors à 11,000 avec 160,000 de tapis, et l’action vous revient. Vous découvrez 5♦ 5♥ et décidez de payer la surrelance avec votre tapis de 135,000. L’action revient à UTG qui décide de 4-bet à tapis ! UTG +2 passe. Comme lors de la dernière main, voyons quelles sont nos options et quelle est la plus raisonnable. Ici, le choix est plus simple ; payer le tapis ou passer simplement.

La cote : avant de payer voyons quelle est la côte que nous propose le pot et comparons celle-ci au panel de main que notre adversaire est susceptible d’avoir. Les blinds sont de 1,000 – 2,000 antes 200, ce qui nous fait un pot de départ de 4,800. UTG + 2 sur-relance à 11,000 et nous payons cette somme (pot = 4,8k + 2x11k = 26,8k). UTG fait tapis pour 52,000 portant le pot à 78,800. Il nous faut ajouter 41,000, ce qui nous donne une cote de 1,92 contre 1. Il nous faut donc gagner le coup près de 33% du temps pour être rentable.

La range : pour évaluer le panel de main d’un adversaire, il faut prendre en compte plusieurs paramètres. L’image du joueur, sa position, la taille de son tapis, l’action à la table, etc. Nous n’avons pas d’information quant à l’image du joueur ; nous n’avons qu’à nous fier au reste des indices.

Le joueur relance UTG, c’est-à-dire en premier de parole. Généralement, on relance dans cette position qu’avec des mains très fortes, surtout en fin de tournoi, pour jouer le coup hors-position le plus facilement possible. Là, un autre joueur sur-relance UTG sachant pertinemment qu’il représente une grosse main. Ici, payer les 11,000 n’est pas une grosse erreur. Les cotes implicites ne sont pas trop mauvaises, surtout si le joueur UTG paie aussi cette sur-relance. Mais l’action revient à ce dernier qui décide de faire tapis.

Résumons : il est premier de parole et doit donc relancer avec une grosse main. UTG+2 est conscient de cela, et sur-relance malgré tout ; il représente aussi beaucoup de force. Nous payons après une relance UTG et une sur-relance d’UTG+2 ; nous sommes donc censés avoir quelque chose aussi. Malgré toute cette démonstration de puissance, UTG décide de faire tapis et de risquer son tournoi ! Avec quelles mains peut-il faire cela ? AK oui, mais AQ est trop faible. Il serait risque de faire cela avec une paire de dix aussi bien qu’avec les valets. Attribuons-lui tout de même la range AK et TT+. Contre ce panel de main, notre paire de 5 ne gagnera que 31% du temps, moins que les 33% dont nous avions besoin pour avoir la cote. Cette différence est infime, alors regardons un autre critère qui nous permettra de trancher. Il y a un adage qui s’applique uniquement dans le poker de tournoi : « les jetons perdus ont plus de valeur que les jetons gagnés ». Dans cette situation, cela veut dire que le fait de perdre plus d’un tiers de son tapis est plus dommageable que de le gagner, même si les deux choix s’équivalent sur le long terme.

Ici, non seulement la cote n’est pas suffisante pour payer face à la range extrêmement serrée de notre adversaire, mais en plus le fait de prendre son tapis n’affecterait pas notre tournoi ; alors que le fait de perdre 1/3 de notre tapis entacherait la suite de notre parcours. Il vaut mieux passer dans cette situation.

Ce qu’il s’est réellement passé :

Le joueur a décidé de payer avec sa paire de 5. Heureusement pour lui, il est tombé face à A♦ K♦ et a remporté son coin-flip.

Merci à nos Fans Facebook pour leurs réflexions, et félicitation à Matthieu Ferru (régulier des Freerolls sur bwin.fr) pour avoir posté l'une des meilleures analyses !

Rendez-vous demain pour une nouvelle situation stratégique ;) .

Main #5 : Paire de 5 au WPT d'Amnéville

« La Main de la Semaine » est une rubrique stratégique qui reprend chaque semaine une situation jouée par les participants d’un grand tournoi sur bwin.fr. Tous les vendredis, vous pourrez commenter cette main sur notre page Facebook. Et chaque jeudi de la semaine suivante, une analyse non-exhaustive sera donnée ainsi que la fin du coup.

Si vous ne comprenez pas certains termes, n’hésitez pas à consulter la page Dictionnaire du blog !


Tournoi :
cette main a eu lieu pendant le World Poker Tour d’Amnéville (buy-in 3,500€). Il reste 175 joueurs sur les 541 au départ, et il n’y aura que 54 payés.

Blinds : 1,000 – 2,000 antes 200

Situation : Vous êtes 9 joueurs Table 12, et UTG relance à 5,000 avec un tapis de 52,000. Un joueur UTG+2 (avec 160,000 de tapis) place une surrelance à 11,000. Vous êtes à la place du joueur en photo avec un tapis de 135,000, et vous découvrez vos cartes :

Cartes privatives : 5♦ 5♥

Vous décidez de payer la sur-relance. La parole revient à UTG qui… fait tapis pour 49,000 de plus ! UTG+2 passe, et la parole vous revient. Qu’elle est votre action ? Et pourquoi ?

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Analyse Main#4 : A2 en Big Blind face à la Small Blind

Préflop : là encore, c’est ici que la décision doit être prise. Un joueur avec un tapis de 17 468 (soit 11BB) vous relance depuis la Small Blind avec un minraise à 3,600. Il vient d’arriver à la table est vous n’avez pas plus d’informations. Vous ouvrez Ad2h avec un tapis de 24 422. Le spot paraît compliqué, voyons quelles sont nos options :

Payer : comment souvent, payer est la décision la moins bonne. Si vous vous contentez de caller préflop, vous allez avoir une décision extrêmement difficile et ce quel que soit le flop, qui plus est si vous êtes en position ! « Quoi ? Mais non, être en position est un avantage au poker », dites-vous. Explication : Si, dans le meilleur des cas, vous trouvez un As au flop, que va-t-il se passer ? Vous ne pourrez plus reculer évidemment, et allez payer le tapis adverse. Or, ce dernier sera souvent en bluff, mais pourrait aussi avoir un As ; et comme votre kicker est le plus faible de tous, s’il vous paie au flop, vous êtes fini.
Dans le cas où vous ne trouverez pas d’As au flop (dans 80% des cas), votre adversaire qui est hors-position pourra ouvrir directement à tapis, et il vous sera impossible de payer sans avoir touché. Ici, le fait d’avoir la position joue contre vous ; le premier à parler peut bluffer.

Passer : après réflexion, les options « passer » et « relancer » sont très proches. En tout cas, elles sont toutes les deux bien meilleures que de simplement payer, et de loin. Passer n’est donc pas une mauvaise décision : on a aucune information sur le joueur qui peut très bien minraiser avec un monstre, dans le but d’être payé. De plus, jouer ce coup nous fait engager les ¾ de notre tapis. Enfin, nous ne sommes pas certains d’avoir de la fold equity contre ce joueur. Passer en attendant un meilleur spot avec ses 15BB et sage, mais un poil conservateur…

Relancer : de manière générale, un joueur qui minraise ne représente pas grand-chose. Là, il est de Small Blind avec un tapis de 11BigBlinds, et relance donc… de 2BB. La stratégie optimale lorsque l’on est short-stack comme lui, est de faire tapis directement, que l’on ait AA ou K9. Vraiment, dans le pire des cas, il pourrait se contenter de limper avec un monstre, tant qu’à prendre un risque… Son minraise représente donc beaucoup de faiblesse ici : « je veux voler les blinds, mais j’ai une main trop marginale pour risquer mon tournoi là-dessus ». Ensuite, vous possédez A♦ 2♥ , pas n’importe quelles cartes ! Certes vous n’avez pas un monstre, mais le fait que vous possédiez un As diminue les chances que votre adversaire en possède un. Si on attribue une range de 30% à notre adversaire, notre équité avec A♦ 2♥ est de 45% (de chances de gagner contre l’ensemble de son panel de mains). A cela on ajoute la fold equity que nous offre l’adversaire en ne relançant que du minimum, est faire tapis devient alors rentable. Bien sûr, le fait d’être déjà In The Money devrait vous pousser à prendre plus de risques pour augmenter votre tapis qui est de seulement 15BB…

Ce qu’il s’est réellement passé :

Kamel4444 a fait tapis sur la relance de Geronimo12. Ce dernier a passé sa main (T♥ 8♥ ). Kamel4444 est sorti 11ème pour 703€ et Geronimo12 a fini 37ème pour 295€.

Merci à nos Fans Facebook pour leurs réflexions !

Rendez-vous demain pour une nouvelle situation stratégique ;) .

Main #4 : A2 en Grosse Blind, la Petite Blind relance…


Tournoi :
Une fois de plus, il s’agit du Super Lundi (tournoi à 150€ sur bwin.fr) auquel 393 ont participé. Il y a 52 joueurs payés, et la bulle vient tout juste d’éclater.

Blinds 800 – 1 600 antes 160 ; average 23 117

Situation : Il y a 8 joueurs à la table, et tout le monde passe jusqu’à Geronimo12 qui est de Petite Blind avec un tapis de 17 468. Il est arrivé à la table il y a quelques mains seulement.

Il relance du minimum à 3 200. Vous êtes à la place de kamel4444 en Grosse Blind avec un tapis de 24 422.

Cartes privatives : A♦ 2♥

Vous avez un As avec un kicker très faible en Big Blind. Qu’elle est votre action face à la relance de la Small Blind, et pourquoi ?

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Analyse : Main #3, paire de 6 face à la relance d’un short-stack

Voici l’analyse que nous vous proposons pour la main de la semaine précédente. Bien sûr, il n’existe jamais une seule bonne réponse à une main de poker. Vous trouverez dans cette analyse quelques points de réflexions qui peuvent de manière générale aider à prendre une bonne décision.

Merci à nos Fans Facebook d’avoir pris part à la discussion avec beaucoup de passion ! S'il y a un mot ou une expression que vous ne comprenez pas, n'hésitez pas à consulter le dictionnaire!

Préflop : c’est ici que tout se passe, et que votre décision (à la place de KING FISCH) doit être prise pour le reste du coup. Nc2b est short-stack (avec 15BB) et relance UTG à 1 800. Après cette relance, il ne lui reste que 7 574 (12 BB). L’action vous revient en Big Blind, et vous possédez 6♥ 6♠ .

Ici, il vous reste les 3 possibilités communes au poker : passer, payer, relancer. Examinons chacun des choix.

Payer : il s’agit de l’option la plus faible. Nous n’avons qu’une paire de 6 et nous sommes hors de position face à notre agresseur. Cela veut dire que nous sommes condamnés à toucher un set (brelan) au flop ! Or, la cote implicite qui nous est proposée n’est pas bonne. Pour que payer soit profitable, il faudrait que notre adversaire possède au moins 12,000 jetons après sa relance (soit 10x la mise que l’on doit payer préflop, puisqu’on trouvera brelan qu’une fois sur 10 environ), et 15x la mise serait optimal.

Explication : les rares cas où le flop nous sera favorable (tels que 2-3-5 ; 5-7-8), il n’est pas dit que notre adversaire ne nous battra pas déjà avec une overpair. Dans le cas très probable où le flop ne nous est pas favorable (tels que A-J-2), nous devrons abandonner. Enfin, dans le cas où l’on touchera notre brelan (K-9-6), il n’est pas dit que notre adversaire vous offrira son tapis sur un plateau (s’il possède une paire de 8 par exemple, il sera effrayé par ce flop).

La seule façon « valable » de simplement payer préflop, est d’envisager un Stop&Go (payer préflop hors de position dans le but de faire tapis quel que soit le flop). Option plus agressive qui nous oriente vers une relance préflop.

Relancer : cela semble une meilleure option que de payer. Votre adversaire possède 15BB et en mise 3. Si vous relancez, faites directement tapis (minraiser n’aurait aucun sens, puisque si votre adversaire vous revenait dessus à tapis, vous n’auriez que 6,000 à ajouter dans un pot de plus de 13,000 ; vous seriez obligés de payer compte tenu de la cote du pot). En faisant tapis, vous avez de la fold-equity. Votre adversaire aurait 12BB à payer dans un pot de 7,5BB ; s’il n’a pas une main valable, il pourrait passer.

Cependant, il demeure quelques problèmes : pour commencer, votre agresseur est UTG ; il est normalement sensé avoir un panel (range) de main serré. Et au vu de l’historique, il n’a rien montré de fou. Sa range « classique » devrait être composée de toutes les paires au-dessus du 8 (88+), et toutes les mains au-dessus de AJs (AJs+). Contre cette range, vous êtes loin d’être favori, et n’espérez jouer qu’un coin-flip. Enfin, un joueur qui relance avec 15BB ne devrait normalement JAMAIS passer suite à une relance ; c’est une erreur stratégique. A partir de ce constat, votre fold equity est théoriquement nulle. Souhaitez-vous réellement partir à tapis pour jouer un coin-flip au mieux ?

Passer : quelle surprise de voir qu’aucun de nos Fans Facebook n’ait évoqué cette solution ! Il s’agit relativement de la meilleure option. Compte tenu des désavantages évoqués à payer ou relancer, passer est plus sage. N’allez pas engager quelques BB sans une bonne cote, évitez de jouer un spot très difficile hors-position qui peut vous coûter 15BB (1/3 de votre stack), et attendez un meilleur moment pour éliminer le short-stack. Notez que s’il relançait depuis une position plus tardive (cut-off ou bouton par exemple), la relance à tapis aurait été une meilleure option.

Ce qu’il s’est réellement passé :

KING FISCH a simplement payé préflop. Le flop s’est ouvert sur 9♠J♦2♥ , et il s’est contenté de checker ; son adversaire en a profité pour faire tapis. KING FISCH a foldé. Nc2b avait en fait un étrange K♣T♦ . Il est sorti quelques mains plus tard à la 70ème place en bataille de blinds face à KING FISCH ! Ce dernier est sorti 45ème et a empoché 254€.

Merci à nos Fans Facebook pour leurs réflexions !

Rendez-vous demain pour une nouvelle situation stratégique ;) .

Main #3 : Paire de 6 en Grosse Blind face au raise d’un short-stack

Tournoi : Il s’agit du Super Lundi du 18 octobre au buy-in de 150€ sur bwin.fr. Une fois encore, 432 joueurs sont inscrits et 60 d’entre eux seront In The Monney pour 254€ minimum. Cette situation arrive alors qu’il ne reste plus que 71 joueurs.

Blinds 300 – 600 antes 60 ; average 18 253

Situation : nc2b est assis en position UTG avec 9 374 jetons. Cela fait un long moment qu’il est short-stack ; et vous l’avez vu plusieurs fois pousser son tapis préflop pour récupérer les blinds. Il est arrivé qu’il se contente de relancer sans faire tapis, et certaines fois, il a dû abandonner le coup.
Il relance UTG à 1 800. Tout le monde passe jusqu’à vous. Vous êtes KING FISCH et êtes situé en Grosse Blind (600) avec un tapis de 30 121.

Cartes privatives : 6♦ 6♠

Vous avez une paire de 6 et faites face à la relance d’un short-stack. Qu’elle est votre action, et pourquoi ?

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Analyse : Main #2, Top paire face à un overbet tapis river

Voici l’analyse que nous vous proposons pour la main de la semaine précédente. Bien sûr, il n’existe jamais une seule bonne réponse à une main de poker. Vous trouverez dans cette analyse quelques points de réflexions qui peuvent de manière générale aider à prendre une bonne décision.

Merci à nos Fans Facebook d’avoir pris part à la discussion avec beaucoup de passion ! S'il y a un mot ou une expression que vous ne comprenez pas, n'hésitez pas à consulter le dictionnaire!

Préflop : isabelle20 décide de payer au bouton avec K♥ Q♣ après deux limpers. Ici, payer semble être une bonne chose ; il y a un limp UTG et déjà un payeur, vous avez une main moyenne et la position, inutile de faire grossir le pot. Relancer serait un peu trop agressif, d’autant plus qu’UTG vient d’arriver à la table et pourrait très bien préparer une embuscade. Folder n’est pas une si mauvaise option, vous n’avez qu’une main moyenne et risquez de vous retrouver en difficulté post-flop face à plusieurs adversaires.

Flop K♣ T♠ 2♣ – Pot : 2 900. 5 joueurs.

Tout le monde check jusqu’à vous, et vous décidez légitimement de protéger votre top paire. Il y a plusieurs limpers, et le flop est assez connecté (tirages quinte et couleur possibles). 2 250 est une bonne mise qui a le mérite de faire payer cher les tirages.

Turn 3♦ – Pot : 7 400. 2 joueurs

Seul DanyWilde a payé votre mise au flop. Il check à nouveau. Ici, il reste encore plusieurs tirages possibles. Pourquoi isabelle20 check donc ici ? Tout simplement pour contrôler la taille du pot. Celui-ci fait 7 400 et il ne reste qu’un peu plus de 12 000 jetons à votre adversaire. Si vous misez ici et que votre adversaire relance à tapis, ce serait une catastrophe pour vous. Vous n’aurez pas plus d’information sur la main adverse et aurez perdu une bonne partie de votre tapis. Checker ici est une bonne stratégie.

Une bonne partie de sa range est constituée de tirages. Miser le turn à l’avantage de nous faire engranger des jetons sur les mains que nous battons, mais avec les inconvénients cités au-dessus. Relancer est donc envisageable, mais présente plus de risques que de checker. Si vous vous êtes trompé sur votre lecture, vous allez y perdre des plumes !

River 8♠ – Pot : 7 400. 2 joueurs

Oups ! DanyWilde vous envoie directement son tapis ! Pas de panique, il est temps de réfléchir posément à la situation et de se repasser le coup. DanyWilde qui était UTG, s’est contenté de limper préflop. Cela ne nous apprend pas grand-chose sur sa main, d’autant qu’il vient d’arriver à la table.

Au flop, il check comme les autres joueurs, et se contente de payer votre mise. Avec quelles mains pourrait-il faire cela ? N’importe quels tirages quinte et couleur. Avec un Roi mal accompagné aussi (KQ, KJ voire AK). Il peut très bien avoir AA ou QQ, après tout, nous ne savons pas encore avec quel range il aime limper UTG. Quasiment que des mains que nous battons. Le ferait-il aussi avec double paire ou brelan ? Il peut très bien avoir les Rois en mains, aussi bien que les Dix et les 2. Mais avec ces mains-là, il devrait obligatoirement relancer au flop : il y a de multiples tirages, plusieurs joueurs sont encore dans le coup, et isabelle20 a montré de la force avec sa mise à 2 250 !

Au turn, il check à nouveau. Il serait vraiment imprudent de simplement payer au flop avec un brelan, pour checker au turn et laisser une carte gratuite à son adversaire sur un tel board !

La river est très importante parce qu’elle est… insignifiante. Excluons immédiatement la paire de 8 ou de 3 dans la range adverse ; il n’aurait pas pu payer au flop avec 2 overcards et plusieurs joueurs dans le coup. Regardons les mains qui nous battent : AA et AK encore probables, des monstres (double paire KT, brelans de K, T ou 2) qui auraient très mal joué le coup. Avec AA et AK, DanyWilde aurait-il intérêt à faire directement tapis sur un board aussi dangereux dans un pot limpé ? Certainement pas. Il aurait checké une nouvelle fois ou tenté un petit value bet. Et avec un monstre ?
Regardons le coup du coté adverse. Nous avons simplement limpé au bouton, nous avons misé le flop certainement avec quelque chose (paire, brelan ou tirage). Ensuite nous avons checké au turn, ce qui est un aveu de faiblesse (nous ne checkerions jamais derrière l’adversaire avec un brelan). Nous représentons soit un tirage, soit une paire. Or, la river ne change strictement rien pour nous, et notre adversaire le sait. Aurait-il intérêt à nous chasser du coup avec un monstre alors que nous montrons de la faiblesse ? Non ! Il tenterait un value bet ou checkerait pour nous piéger.

Les mains probables qu’il reste à notre adversaire sont des tirages quinte et/ou couleur. Il aurait raté son tirage et fait tapis à la river pour nous mettre un maximum de pression. D’après cette analyse, nous devrions logiquement payer.
Plusieurs de nos Fans Facebook opteraient pour un fold. Cette décision n’est pas non plus mauvaise. Nous ne connaissons pas notre adversaire, le board est très dangereux, et nous n’avons investi que 2700 jetons dans le coup. Passer est une décision prudente qui nous permet d’attendre de meilleurs « spots » avec un tapis confortable de 22k.

Ce qu’il s’est réellement passé

Isabelle20 a réfléchi quelques instants avant de payer. DanyWilde a montré A♦ J♠ pour un tirage quinte ventral manqué, et a été éliminé du tournoi à la 82ème place. Isabelle20 a terminé 11ème pour 747€.

Merci à nos Fans Facebook pour leurs réflexions, et bravo à Grégory Torrents qui a fait l’une des meilleures analyses de la main !

Rendez-vous demain pour une nouvelle situation stratégique ;) .

Main #2 : Top paire good Kicker face à un overbet tapis river

Tournoi : Il s’agit du Super Lundi joué le 11 octobre sur bwin.fr. Le buy-in est de 150€, et il reste 82 joueurs sur les 432 au départ. Il y a 60 joueurs ITM, et la première place payée récompense de 254€.

Blinds 250 – 500 antes 50 ; average 15 804.

Situation : DanyWilde est arrivé à la table il y a une dizaine de mains. Pas d’informations supplémentaires sur le joueur, hormis le fait qu’il limp UTG avec un tapis de 14 867. Petit-jean limp à son tour en milieu de parole. Vous êtes isabelle20 et êtes situé au bouton avec un tapis de 24 630 (vous avez gagné un gros pot avec une paire de Dames et êtes désormais le chipleader de la table).

Cartes privatives : K♥ Q♣

Préflop : vous limpez à votre tour. BIGMAC1982 complète de la petite-blind, et FRANCK09 check sa grosse blind. Vous êtes 5 à voir le flop.

Flop K♣ T♠ 2♣ – Pot : 2 900

Vos 4 opposants checkent jusqu’à vous, et vous misez 2 250 avec votre paire de Rois. Seul DanyWilde paie.

Turn 3♦ – Pot : 7 400

DanyWilde check, et vous décidez de faire de même.

River 8♠ – Pot : 7 400

Cette-fois, DanyWilde envoie directement tapis pour 12 067 jetons !! Vous avez une top paire avec un bon kicker, qu’elle est votre action ?

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Analyse : Main #1, deux paires max face à un joueur agressif

Voici l’analyse que nous vous proposons pour la main de la semaine précédente. Bien sûr, il n’existe jamais une seule bonne réponse à une main de poker. Vous trouverez dans cette analyse quelques points de réflexions qui peuvent de manière générale aider à prendre une bonne décision.

Merci à nos Fans Facebook d’avoir pris part à la discussion avec beaucoup de passion ! S'il y a un mot ou une expression que vous ne comprenez pas, n'hésitez pas à consulter le dictionnaire!

Preflop : payer une relance UTG préflop avec Q♥J♣ en possédant seulement 20 Big Blinds n’est pas forcément une stratégie appropriée. Avec un tel tapis, il est généralement difficile de manœuvrer son adversaire post-flop, et l’avantage de la position se retrouve donc réduit. Q♥J♣ face à une relance « standard » d’UTG est généralement en ballotage défavorable face à la range (panel de mains) adverse.

Flop Q♣J♥3♠ – Pot : 11 435

Vous trouvez 2 paires max face à un joueur agressif, qui réalise un continuation-bet comme à son habitude. Plusieurs de nos Fans Facebook relanceraient ici, et feraient même tapis pour ne pas laisser de cartes gratuites. Examinons d’abord le panel des mains adverses. KT pour un tirage quinte par les deux bouts est-il possible ? Bien que le joueur UTG soit agressif, il serait malheureux qu’il possède KT à ce moment-là. Il est très actif, mais on pourrait attribuer à BigUp la range suivante : 22+ (toutes les paires), AT+ (AT, AJ, AQ, AK), KJ+ (KJ et KQ) et quelques Suited Connectors de type (98s, T9s, JTs).

Face à ce panel, on ne prend vraiment pas beaucoup de risque à laisser une carte gratuite. Face à AQ par exemple, on ne lui laisse que 6% de chance d’améliorer au turn (de même pour AJ, KJ, KQ). Face à AT, seulement 8% de trouver une quinte (tout comme AK et 98). T9 a 16% d’amélioration, ce qui est faible, d’autant qu’il sera rare que notre adversaire possède cette main. Il reste les paires : QQ, JJ et 33 nous battent déjà. Les autres ont 4% de chance de trouver un brelan, et les As et Rois ont 10% d’amélioration (en trouvant brelan ou un 3 pour deux paires supérieures).

Il n’y a donc pas grand risque à laisser une carte gratuite à un joueur agressif ici. En faisant tapis, les seules mains de sa range que nous battons et qui nous paieront sont AA, KK et AQ ; soit une infime partie de son panel. Payez simplement et laissez-lui une chance de miser le turn !

Enfin, n’oubliez pas que vous êtes déjà dans l’argent et que le prochain palier de gain arrivera lorsque 16 joueurs auront sauté. Autrement dit, c’est le moment ou jamais de prendre des risques et de profiter de telle situation pour faire grossir votre tapis, c’est votre seule chance d’arriver en Table Finale ! Si vous laissez une carte gratuite à votre adversaire et qu’il trouve une quinte ou un brelan improbable, that’s poker. Vous avez pris un petit risque au bon moment mais n’avez pas été récompensé.

Au turn, vous pouvez miser s’il check, faire tapis s’il mise, ou, si vous êtes audacieux et en fonction de la carte retournée au Turn, vous pouvez laisser une dernière carte gratuite.

Ce qu’il s’est réellement passé

Suite au continuation-bet de BigUp, scarlwhite a décidé de partir à tapis. BigUp s’est alors empressé de jeter sa paire de 6.

Merci à nos Fans Facebook pour leurs réflexions, et bravo à Baptiste qui a fait une belle analyse de la main !

Rendez-vous demain pour une nouvelle situation stratégique ;) .

Deux paires max face à un joueur agressif

Tournoi : Il s’agit du Main Event des GSOP sur bwin.fr à 350€. Il reste 42 joueurs sur les 344 au départ et la bulle a éclaté à 46 left ; les participants sont donc tous In The Money et remporteront 613€ minimum. Le prochain palier de gain est à 30 joueurs, pour 755€.

Blinds 600 – 1 200 antes 120 ; average 40 900.

Situation : BigUp est le Chipleader de la Table avec 82 978 jetons et a été très agressif durant la période de la bulle, et même après. Il relance UTG (premier de parole) à 2 625 et tout le monde passe jusqu’à vous. Vous êtes dans la peau de scarlwhite et êtes situés au bouton avec un tapis de 25 700.

Cartes privatives : Q♥ J♣

Préflop : Vous payez la relance, et les blinds passent. Vous vous retrouvez en Heads-Up face à BigUp.

Flop Q♣ J♥ 3♠ - Pot : 11 435

Fidèle à sa stratégie agressive, BigUp fait un continuation-bet à 3 425. Vous avez trouvez deux paires max, qu’elle est votre action ?

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<img class="alignleft" src="http://farm6.static.flickr.com/5165/5246368709_e7eaa641e9_o.jpg" alt="" /><strong>Voici l’analyse que nous vous proposons pour </strong><a href="../actualites-poker/blog/5996/"><strong>la main de la semaine précédente.</strong></a><strong> Bien sûr, il n’existe jamais une seule bonne réponse à une main de poker. Vous trouverez dans cette analyse quelques points de réflexions qui peuvent de manière générale aider à prendre une bonne décision.</strong>
<div style="margin: 2px; width: 190px; float: right;">
<table border="1" cellpadding="3" rules="none">
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<tr>
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Les petits connectors assortis ou non, avec un ou deux gaps, sont des mains qui paraissent faciles à jouer. Ou on trouve un tirage quinte et/ou couleur qu’on peut jouer de manière agressive, ou on ne trouve rien ; souvent qu’une petite paire insuffisante pour rester dans le coup. En réalité, il est nécessaire d’avoir une bonne expérience pour jouer ce genre de cartes combinées. Lors des GSOP Event #1, notre héros décidait de profiter de la position pour payer avec un connector à un gap.
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="143"><col width="143"></col>
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<td width="143" height="20"></td>
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</table>
<span style="text-decoration: underline;"><strong>Rappel de la situation :</strong></span> sur les blinds 40-80, un joueur relance à 200 avec un tapis de 5,240. Notre héros découvre <card>7h</card><card>5c</card> au bouton, et décide de payer. Ils sont alors deux à voir le flop <card>4d</card> <card>6s</card> <card>7s</card>. Le relanceur initial place un continuation-bet à 120 que notre héros paie. Sur la turn <card>Ks</card>, l’agresseur mise cette fois 200 ; c’est à nouveau payé. Alors que notre héros trouve une quinte sur la river <card>3d</card>, son adversaire place une dernière mise de 280. Notre héros doit-il relancer ou seulement payer ?
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="143"><col width="143"></col>
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<td width="143" height="20"></td>
</tr>
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</table>
<span style="text-decoration: underline;"><strong>Payer préflop au bouton :</strong></span> généralement, les mains de type <card>7h</card><card>5c</card> sont vraiment considérées comme des poubelles ; elles ne jouent que pour un tirage quinte ou un miraculeux brelan qui arrivera que très rarement. Lorsque l’on paie avec ce genre de main en position, c’est dans l’optique de bluffer très souvent un adversaire que l’on connait bien ; susceptible de passer la plupart du temps. On ne paie pas pour la valeur de la main.

<!--more-->
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="143"><col width="143"></col>
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<tr>
<td width="143" height="20"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<span style="text-decoration: underline;"><strong>Face au continuation-bet au flop :</strong></span> l’adversaire mise petit ; 120 dans 520. Cela est généralement annonciateur de faiblesse et représente deux overcards qui auraient manqué leur flop. Quelques fois, il s’agira d’un monstre slow-play (ce qui est déconseillé sur un tel flop). Ici, la range de vilain est essentiellement constituée de bluff. Inutile donc de relancer, au risque de se faire sur-relancer par un éventuel monstre/tirage flush. Notre héros vient de trouver une top paire et un tirage quinte, il peut se contenter de payer.
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="143"><col width="143"></col>
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<tr>
<td width="143" height="20"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<span style="text-decoration: underline;"><strong>Deuxième barrel turn :</strong></span> le <card>Ks</card> n’est pas une excellente carte pour notre héros. Elle peut avoir amélioré la main adverse de différentes façons : top paire trouvée, couleur ou tirage couleur, top paire + tirage couleur… L’opposant mise 200 ; il ne se couchera pas s’il vient de trouver l’une des possibilités ci-dessus, sur-relancer ne servirait donc à rien, si ce n’est à chasser les bluffs.
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="143"><col width="143"></col>
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<td width="143" height="20"></td>
</tr>
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</table>
<span style="text-decoration: underline;"><strong>River-bingo :</strong></span> notre héros trouve sa quinte ! Problème, il fait face à un troisième (petit) barrel : 280 dans 1,160. Ici, plusieurs raisons font qu’il est mieux de simplement payer que de relancer. Comme nous l’avons vu, l’adversaire représente soit énormément de faiblesse, soit un monstre qui voudrait provoquer une sur-relance. Ensuite, nous venons de trouver une quinte sur un board extrêmement connecté. Comment réagirait notre adversaire avec KJ face à une sur-relance sur un board où il est très possible d’avoir une quinte et une flush ? Il aurait un fold facile, d’autant que notre line représenterait bien l’un des deux tirages. Ici, l’opposant sera très souvent en bluff, quelques fois en mode bet-fold (avec un petit Roi par exemple), et quelques fois avec un monstre espérant une sur-relance. Enfin, le pot est déjà suffisamment gros pour ne pas prendre plus de risques. Simplement payer semble être le chemin le plus sûr.
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="143"><col width="143"></col>
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</tr>
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</table>
<span style="text-decoration: underline;"><strong>Ce qu’il s’est réellement passé :</strong></span>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="143"><col width="143"></col>
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<td width="143" height="20"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
Notre héros a relancé à 560 à la river. Il s’est fait payer par <card>Qs</card><card>Js</card> pour la flush.
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<td width="143" height="20"></td>
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</table>
Merci à nos Fans <a href="http://www.facebook.com/bwinpoker.fr">Facebook </a>qui ont participé à la discussion sur cette main, et nous pouvons féliciter Buffle Doux et Philippe Neyen pour la justesse de leurs analyses.